• Pourquoi choisir la science politique à l'UQAM

Publications

« Rhétoriques réactionnaires et antiféminisme en France : la controverse de l’écriture inclusive »

Nouvelle publication par Héloïse Michaud, doctorante et chargée de cours au département de science politique de l’UQAM.


Héloïse Michaud
Doctorante-chercheure en science politique et études féministes
Université du Québec à Montréal

Michaud, Héloïse « Rhétoriques réactionnaires et antiféminisme en France : la controverse de l’écriture inclusive ». Politique et Sociétés 40, no. 1 (2021) : 87–107. https://doi-org.proxy.bibliotheques.uqam.ca/10.7202/1075742ar

Résumé:
« En France, en mars 2017, l’éditeur Hatier publiait un manuel scolaire qui utilisait l’écriture inclusive, dont l’objectif était d’éradiquer le sexisme dans la langue et dans les mentalités. Les résistances à son application furent nombreuses: l’Académie française, le groupe parlementaire Les Républicains, des militant·e·s de « La Manif pour tous » et des intellectuel·le·s se sont prononcés publiquement contre cette tentative d’inclusivité dans la langue française. Dans cette étude, j’évalue en quoi les arguments invoqués lors de la controverse de l’écriture inclusive en France s’arriment à des rhétoriques réactionnaires antiféministes. »

Pour lire l’article, c’est ici.

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Gender, the World Bank, and conditional cash transfers in Latin America

Nouvelle publication (en anglais) de Nora Nagels, professeure au département de science politique.

Nagels, 2021, Gender, the World Bank, and conditional cash transfers in Latin America, International Feminist Journal of Politics, International Feminist Journal of Politics, OI:10.1080/14616742.2021.1895862

Résumé :

Depuis la moitié des années 1990, presque tous les pays d’Amérique latin ont adopté un programme de transferts conditionnés (PTC). Ces programmes fondamentaux – qui sont devenu les instruments standards de réduction de la pauvreté dans la région – transfèrent des revenus aux mères conditionnés au suivi sanitaire et à la scolarisation de leurs enfants. Le premier programme, Progresa au Mexique, inclut dans son design, un objectif d’égalité de genre et d’empowerment des femmes. Cependant, aucun autre PTC en Amérique latine n’a intégré cet objectif d’égalité de genre dans son design. Les auteures féministes ont critiqué ces programmes comme étant « maternalistes ». Qu’est-il arrivé à l’objectif de genre en cours de route? Cet article démontre le rôle joué par la Banque Mondiale dans l’affaiblissement de cet objectif d’égalité de genre qui était une partie pourtant intégrale du design de Progresa au Mexique. En reformatant les PTC en instrument standard, la Banque Mondiale a écarté ces objectifs de genre de deux manières. Premièrement, les entrepreneurs politiques, ardents fervents des politiques fondées sur des preuves, ont omit l’argument d’empowerment des femmes aux vus des résultats mixtes concernant les effets de genre des PTC. Deuxièmement, à la Banque Mondiale, les expertes de genre (et les connaissances de genre) ont été marginalisées en faveur de leurs collègues économistes.

Pour lire la publication, c’est ici.

Le constitutionnalisme délibératif à la rescousse d’environnements démocratiques complexes

Nouvelle publication (en langue catalane) de notre professeur Alain-G. Gagnon.

Résumé

Les débats actuels sur la souveraineté ne doivent pas se limiter aux questions de légalité ou de légitimité, comme c’est souvent le cas en politique. Nous avons vu à plusieurs reprises des acteurs politiques intervenir au nom de la nation majoritaire, soutenue par le voile de la légalité, pour saper ou tenter de discréditer les revendications des groupes minoritaires et des nations minoritaires. L’initiative menée par Eusko Ikaskuntza et l’Institut d’Estudis Catalans intervient à un moment crucial, où plusieurs pays sont confrontés à des tensions internes liées à une poussée de centralisation et de symétrisation. Les États unitaires et fédéraux ont souvent mis en œuvre des stratégies similaires pour répondre aux forces associées à la mondialisation, les utilisant comme prétexte pour exerce Les débats actuels sur la souveraineté ne doivent pas se limiter aux questions de légalité ou de légitimité, comme c’est souvent le cas en politique. Nous avons vu à plusieurs reprises des acteurs politiques intervenir au nom de la nation majoritaire, soutenue par le voile de la légalité, pour saper ou tenter de discréditer les revendications des groupes minoritaires et des nations minoritaires. L’initiative menée par Eusko Ikaskuntza et l’Institut d’Estudis Catalans intervient à un moment crucial, où plusieurs pays sont confrontés à des tensions internes liées à une poussée de centralisation et de symétrisation. Les États unitaires et fédéraux ont souvent mis en œuvre des stratégies similaires pour répondre aux forces associées à la mondialisation, les utilisant comme prétexte pour exercer des pouvoirs qui avaient été assumés autrefois au niveau infra-étatique.

« Le sens du devoir a survécu », entrevue avec Allison Harell, professeure de science politique à l’UQAM

Entrevue accordée à Québec Science

Même en temps de pandémie, les gens soucieux du civisme sont plus portés à faire leur part pour autrui, montrent de récents travaux. Une bonne nouvelle pour la démocratie !

On l’a répété souvent au cours des derniers mois : il n’y a pas que le virus SRAS-CoV-2 qui a contaminé le monde ; ceux de la colère et de la méfiance se sont également propagés. Les institutions démocratiques sortiront-elles amochées de cette crise ? Les citoyens conserveront-ils le même respect pour nos normes sociales ? Contre toute attente, Allison Harell, professeure de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et spécialiste de l’opinion publique et des comportements électoraux, pose un diagnostic plutôt optimiste : la démocratie canadienne résiste assez bien à la pandémie.

Pour lire l’article : https://www.quebecscience.qc.ca/partenariat/le-sens-du-devoir-a-survecu/

Caring Like A State: Politicizing Love, Touch, and Precarious Lives in Time of COVID-19

Nouvelle publication d’Anne-Marie D’Aoust, professeure au département de science politique.

Résumé:

Cet essai examine la mobilisation de l’amour à des fins politiques dans le contexte de la pandémie de COVID-19. En m’inspirant des réflexions des théoriciennes queer Lauren Berlant et Sara Ahmed, j’utilise la constellation « soin-corps-travail » comme point d’ancrage analytique. La gestion de la pandémie au Québec et le travail du care, la métaphore des « anges gardiens », ainsi que la détention, sont au cœur de l’analyse proposée.

Texte en anglais, disponible en ligne: https://www.on-culture.org/journal/issue-9/caring-like-a-state/ 

Référence bibliographique :

Anne-Marie D’Aoust, « Caring Like A State: Politicizing Love, Touch, and Precarious Lives in Time of COVID-19 », dans le numéro spécial “Love: Politics, Practices, Perspectives”, On_Culture: The Open Journal for the Study of Culture. Disponible en ligne: https://www.on-culture.org/journal/issue-9/caring-like-a-state/ (1er mars 2021).

Nouveau numéro de Revista Lüvo ; « Voix de la terre: écologies féministes »

C’est avec un immense plaisir que nous vous présentons le vol. 8 n° 1 de la Revista Lüvo (ISSN: 2665-2005)une publication semestrielle de la Fundación Lüvo.

Cette édition, Voix de la terre: écologies féministes, aborde des réflexions, des critiques, des récits et des expériences autour des écologies féministes et des voix qui s’élèvent à partir de différentes corpo-géographies globales pour défendre la terre.

Le numéro présente également un entretien exclusif avec le chercheur et activiste Ashish Kothari sur la situation des luttes socio-écologiques en Inde.

Couverture : @michelle_ejm

Les quatre temps de l’interculturalisme au Québec

Nouvel article écrit par nos étudiants Guillaume Lamy et Félix Mathieu.

Publié en ligne par Cambridge University Press

Résumé

Cet article propose de montrer la transformation de l’idée d’interculturalisme au Québec de sa genèse dans les groupes communautaires montréalais des années 1960 jusqu’à son intégration dans la politique des partis au début du XXIe siècle à l’Assemblée nationale du Québec. Cette sociologie historique insiste sur la course à relais entre divers acteurs qui sont entrés en concurrence afin d’en définir le sens et les principes. L’histoire de l’idée d’interculturalisme montre en relief quatre périodes distinctes : la genèse du vocabulaire de « l’interculturel » (1963–1977), sa diffusion hors des groupes communautaires (1978–1988), la transition sémantique vers « l’interculturalisme » (1988–2006) et la polarisation politique à son sujet alors que se lèvent au Québec les controverses identitaires (2007–2018).

Pour consulter l’article : Cambridge University Press

VERS UNE POLITIQUE COMMERCIALE SOCIALEMENT RESPONSABLE

DANS UN CONTEXTE DE TENSIONS COMMERCIALES

Sous la direction de Sylvain Zini, Éric Boulanger et Michèle Rioux
Préface de Jean-Baptiste Velut 

 2021 l 320 pages 
 Hors collection 


Le contexte actuel de transformations multiples dans le monde du travail liées aux changements technologiques et climatiques ainsi qu’aux impacts de la pandémie de COVID-19 sur le commerce et la mondialisation provoque de grandes tensions au sein de nos sociétés et sur les dynamiques de la politique mondiale. La montée de ces tensions rend d’autant plus importante l’adaptation des politiques publiques et de la coopération internationale afin d’assurer le respect des droits du travail, l’élimination de la concurrence entre des systèmes de régulation du travail et une régulation adéquate des acteurs privés mondialisés. Moderniser la politique commerciale du Canada et assurer une convergence internationale vers une approche commune s’avère une trajectoire institutionnelle intéressante. 

Cet ouvrage fait état de recherches, de formations et de consultations sur le thème « Vers une politique commerciale socialement responsable : un défi au Canada et ses partenaires commerciaux ». Ces activités se sont déroulées entre 2017 et 2019 dans le cadre d’une étape de développement du projet Gouvernance globale du travail du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) avec la participation de plusieurs experts en matière de politique commerciale. Une approche critique et constructive a permis de dégager certaines recommandations pour une meilleure prise en considération de la dimension sociale des accords commerciaux. Ce livre s’adresse aux organisations syndicales, aux organismes de la société civile, aux chercheurs postsecondaires, aux représentants des gouvernements et des organisations internationales, ainsi qu’à toute personne intéressée par l’« humanisation » des activités économiques mondiales. 

Directeurs

SYLVAIN ZINI, économiste et politologue, est membre du CEIM et chargé de cours à l’UQAM, à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec en Outatouais (UQO).

ÉRIC BOULANGER est directeur adjoint du CEIM, codirecteur de l’Observatoire de l’Asie de l’Est (OAE) et chargé de cours au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

MICHÈLE RIOUX est professeure titulaire au Département de science politique de l’UQAM, ainsi que membre et directrice du CEIM.

Avec la collaboration de Maud Boisnard, Éric Boulanger, Hugues Brisson, Ronald Cameron, Karen Curtis, Jean Dalcé, Angelo DiCaro, Mélanie Dufour-Poirier, Robert Finbow, Gavin Fridell, Anil Hira, Paul Kellogg, Kevin Kolben, Isabelle Martin, Kelly Pike, Kristine Plouffe-Malette, Michèle Rioux, Simon-Pierre Savard-Tremblay, Heysee Verdal, Francisco F. Villanueva et Sylvain Zini. 

Source : Presses de l’Université du Québec

La guerre par d’autres moyens

Rivalités économiques et négociations commerciales au XXIe siècle

Par : Mathieu Arès, Éric Boulanger, Éric Mottet (DIR.)

Depuis la Seconde Guerre mondiale, le système commercial multilatéral a été soutenu par les idées des Lumières et une vision libérale de paix et de prospérité partagée. On l’a aussi considéré comme un frein au socialisme et au protectionnisme européens, d’abord, puis à celui des pays en voie de développement. En ce sens, on ne peut envisager la diplomatie commerciale, qui vise la constitution des règles objectives communes, sans prendre en compte les considérations géoéconomiques et géostratégiques mondiales. Sur fond de la montée en puissance de la Chine, du Brexit, des velléités protectionnistes un peu partout dans le monde, notamment aux États-Unis, et d’une économie toujours plus interdépendante, cet ouvrage fait le point sur les diverses initiatives commerciales et les stratégies de négociation nationale.

Mathieu Arès est professeur agrégé à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke.

Éric Boulanger est codirecteur de l’Observatoire de l’Asie de l’Est et chargé de cours au département de science politique à l’Université du Québec à Montréal.

Éric Mottet est professeur agrégé au département de géographie de l’Université du Québec à Montréal, codirecteur du Conseil québécois en études géopolitiques (CQEG) et chercheur au Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM).

La culture à l’ère du numérique : Plateformes, normes et politiques

Par Michèle RiouxDestiny TchéhoualiAntonios Vlassis


Résumé

Dans un contexte de convergence sectorielle entre culture, commerce et numérique (Internet et réseaux de télécommunications), l’ouvrage se fixe pour objet d’explorer les tensions entre globalisation numérique et industries culturelles. Plus spécifiquement, notre objectif est de mettre en lumière les pratiques des plateformes numériques dans le secteur culturel (audiovisuel, cinéma, musique, livre), d’analyser la cohérence des politiques culturelles dans une perspective comparative et de saisir pourquoi et comment les acteurs et leurs stratégies entendent embrasser des enjeux transversaux tels que la découvrabilité, la promotion et la protection des expressions culturelles diversifiées, le droit d’auteur et les conditions économiques et sociales des créateurs à l’ère du numérique, la coopération internationale dans le domaine culturel. à cet égard, nous visons à repenser les cadres de l’intervention publique dans le but de déboucher sur de nouvelles normes et trajectoires de gouvernance et sur de nouveaux modèles de politiques publiques en matière de culture et de numérique.

Réservez le livre ici :
http://www.presses.uliege.be/jcms/c…

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Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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