Publications

Fédéralisme et Sécession | Alain-G. Gagnon

Jorge Cagiao y Conde et Alain-G. Gagnon
Peter Lang, 2019.

Résumé

La question controversée de la sécession retient peu l’attention des spécialistes du fédéralisme. Les meilleures études fédérales soit l’éludent, soit l’évacuent en quelques lignes. Pourtant, la problématique de la sécession est bien présente dans l’histoire des fédérations. Cet ouvrage est l’un des premiers à explorer le lien complexe entre fédéralisme et sécession. Tout en reconnaissant le potentiel de ce système politique à gérer sous un même gouvernement et d’une manière équilibrée et relativement harmonieuse les relations entre États, peuples, nations ou territoires différents, les auteurs relèvent les risques d’échec de l’idée fédérale dans les contextes politiques où le principe de la souveraineté partagée est mis à mal. Si plusieurs histoires à succès (les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne, etc.) peuvent être identifiées, permettant ainsi de souligner les mérites de la formule fédérale, il ne faut pas toutefois taire ses échecs (l’ex-Yougoslavie, ou plus récemment le Brexit), ou ses demi-échecs. Considérant ainsi les turbulences qu’ont dû traverser ces dernières années des systèmes dévolutifs (Royaume-Uni avec l’Écosse, l’Espagne avec la Catalogne) ou fédératifs (Canada avec le Québec), cet ouvrage dresse un portrait nuancé de la question et pose les bases en vue d’un questionnement du legs encore trop fragile des grands penseurs de la pensée fédérale.

Pour vous procurer Fédéralisme et Sécession.


Gagnon, Alain-G.

Co-directeur de l’axe de recherche: Nations et Diversité (Axe I)
Professeur au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Études québécoises et canadiennes.

Page institutionnelle d’Alain-G. Gagnon

Spécialités

Alain-G. Gagnon se spécialise dans les études comparées portant sur le fédéralisme, le nationalisme et la citoyenneté avec une attention particulière à la dynamique Québec-Canada.

Formation académique

  • Doctorat, Carleton University (Ottawa)
  • M.A., Simon Fraser University (Vancouver)
  • B.A., Université du Québec à Rimouski

Pour en savoir plus sur la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes CRÉQC,cliquez ici. 

Publication d’un livre dirigé par Julián Durazo Herrmann aux Presses de l’Université Laval

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 Ce collectif d’auteurs met en commun des visions complémentaires sur les changements politiques, sociaux et économiques du « virage à gauche » en Amérique latine.

 Au début du XXIe siècle, la « vague de gauche » en Amérique Latine a suscité de nombreuses expectatives sociales et politiques. Vingt ans plus tard, un bilan s’impose. Nous examinons l’effet des politiques des gauches sur l’espace public et, ce faisant, sur la démocratie dans toutes ses dimensions. À partir d’une perspective multidisciplinaire, nous nous intéressons à la façon dont les gouvernements, les partis politiques et les organisations sociales ont contribué à élargir ou rétrécir les espaces publics, que ce soit par les voies formelles (le droit) ou informelles (le clientélisme). Notre référence aux gauches, au pluriel, nous permet d’aborder ces dynamiques dans toute leur diversité. Nous étudions des cas classiques où la gauche a pris le pouvoir, de l’Argentine au Venezuela, en passant par la Bolivie, le Brésil et l’Équateur, mais aussi ceux, moins connus, où la gauche était dans l’opposition, comme au Mexique et au Pérou. 

JULIÁN DURAZO HERRMANN est professeur de politique comparée à l’Université du Québec à Montréal et président de l’Association canadienne d’études latino-américaines et des Caraïbes. Ses recherches portent sur la politique subnationale en Amérique latine, le rôle des médias en politique et les problèmes des consolidations démocratiques à partir d’une analyse des rapports État-société. Présentement, il étudie les cas spécifiques de Bahia, au Brésil, et de Veracruz, au Mexique. 

Romain Lecler publie son nouveau livre intitulé « Une contre-mondialisation audiovisuelle ou comment la France exporte la diversité culturelle » aux Sorbonne Université Presses.

Toutes nos félicitations !

Résumé :

La réussite de CNN International, le succès financier croissant des blockbusters d’Hollywood à l’étranger ou la diffusion des séries américaines sur les télévisions du monde entier : ces phénomènes ont incité à parler, dès les années 1980, d’une mondialisation audiovisuelle. Celle-ci est sans conteste dominée par les entreprises américaines. Mais des diplomates français ont réagi et initié très tôt une politique de « contre-mondialisation » audiovisuelle qui perdure jusqu’à aujourd’hui.

Plusieurs chaînes de télévision transnationales, à commencer par TV5 en 1984, ont alors vu le jour. Une cinquantaine de spécialistes de la télévision et du cinéma sont apparus dans les ambassades françaises – expérience qu’aucun autre pays étranger n’a imitée. Le soutien aux exportations de cinéma et de télévision a aussi permis de mobiliser durablement les professionnels français de l’audiovisuel.

Face à la domination américaine, cette politique de contre-mondialisation a misé sur la diplomatie de la diversité culturelle plutôt que sur le box officeinternational. Elle s’est tournée vers d’autres pays dominés dans la mondialisation audiovisuelle, comme les pays francophones, associés àTV5, ou les pays dits « du Sud », dont les cinéastes sont accompagnés par les professionnels français du scenario jusqu’aux salles d’art et d’essai, en passant par le festival de Cannes. Asghar Farhadi, Abderrahmane Sissako, Jia Zhangke, Rithy Panh, incarnent, avec bien d’autres, un « cinéma du monde » qui puise ses racines en France.Paragraph

Menée sur quatre continents, cheminant des bureaux du ministère des Affaires étrangères jusqu’aux marchés audiovisuels cannois, cette enquête s’appuie sur plusieurs dizaines d’entretiens avec des diplomates, des dirigeants de chaînes et des exportateurs de cinéma et de télévision. Elle raconte l’invention de cette politique française originale et méconnue, au  moment même où sa pérennité semble menacée par Netflix et les géants du numérique

Romain Lecler est professeur de politiques mondiales au département de Science politique de l’université du Québec à Montréal. Il est l’auteur de Sociologie de la mondialisation (Paris, La Découverte, 2013) et a coordonné le Guide de l’enquête globale en sciences sociales (Paris, CNRS éditions, 2015). Il a publié de nombreux articles sur la mondialisation audiovisuelle, la diplomatie culturelle, les marchés internationaux, les télévisions internationales et le cinéma du monde.

Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui | Francis Dupuis-Déri

Christine Bard

Mélissa Blais

Francis Dupuis-Déri

Collection: Hors collection

Discipline: Société

Catégorie: Livre numérique

Date de parution: 06/03/2019

L’antiféminisme n’est pas une tare du passé. En ont récemment témoigné le « Printemps des pères », la « Manif pour tous », l’opposition à la « théorie du genre » ou encore, de manière tragique, l’attentat, à Toronto, d’un homme se réclamant du mouvement des « célibataires involontaires ». Ces phénomènes, pour être compris et combattus, doivent aujourd’hui être situés dans une perspective historique.

En analysant différentes expressions de l’antiféminisme depuis le XIXe siècle, dont celui porté par des femmes, les auteurs réunis autour de Christine Bard démontrent la vitalité historique du combat contre les droits des femmes et ses divers points de contact avec l’homophobie et le racisme. Une attention particulière est portée aux controverses provoquées par le masculinisme, volontiers victimaire, au sujet des « droits des pères » et des violences entre les sexes.

L’ensemble constitue une réponse inédite et nécessaire à un phénomène en pleine expansion.

L’ANARCHO-INDIGÉNISME | Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet

CLIFTON ARIWAKEHTE NICHOLASFREDA HUSONGORD HILLJ. KĒHAULANIKAUANUIROXANNE DUNBAR-ORTIZTOGHESTIYVÉRONIQUE HÉBERT

  • Entretiens réunis et présentés par Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet

Collection : Instinct de liberté

208 pages

Parution en Amérique du Nord : 11 avril 2019

Parution en Europe : 16 mai 2019

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Histoires de communication politique

Histoires de communication politique

Sous la direction d’Anne-Marie Gingras

Presses de l’Université du Québec, 2018, 392 pages

Histoires de communication politique est le premier ouvrage en français qui utilise à la fois l’analyse sociopolitique et la dimension communicationnelle pour comprendre des événements historiques constitutifs des rapports de pouvoir, et ce, du XIXe siècle à nos jours. Les multiples histoires politiques présentées ici traitent de phénomènes comme la recherche de soutien populaire en temps d’élection ou de guerre, la persuasion, le déséquilibre mondial de l’information, le développement des technologies de communication, l’intérêt pour les mégadonnées et l’institutionnalisation des pratiques de communication.

Les dix premières études portent sur les méthodes et les pratiques utilisées par les acteurs politiques pour promouvoir leurs idées et leur image. Allant de Jackson à Trump en passant par Coolidge, Roosevelt, Kennedy, Nixon, Obama, Hitler et Duplessis, ces analyses présentent les contextes sociaux, institutionnels et partisans illustrant et expliquant la manière dont se mettent en place les dispositifs de communication. Certains chapitres portent un regard en « gros plan » sur les événements (comme celui sur la trudeaumanie en 1968), tandis que d’autres, en « plan général », embrassent plusieurs décennies (comme celui sur les fuites en politique étrangère américaine).

Les histoires politiques présentées ici ne sauraient épuiser notre compréhension de la communication politique. Aussi, les sept chapitres suivants font le point sur l’état des savoirs dans divers domaines : opinion publique, communication interpersonnelle, marketing, communication électorale, représentation médiatique des femmes en politique et des autochtones au Canada, etc.

Cet ouvrage intéressera tant les étudiants universitaires que les chercheurs, les journalistes et autres communicants.

 

The Quebec Conference of 1864, Alain-G. Gagnon

Understanding the Emergence of the Canadian Federation

Edited by Eugénie Brouillet, Alain-G. Gagnon and Guy Laforest

Mc Gill – Queen’s University Press, 2018, 368 Pages

ISBN 9780773554818

A new interpretation of a key period in Canadian political history.


Like all major events in Canadian history, the Quebec Conference of 1864, an important step on Canada’s road to Confederation, deserves to be discussed and better understood. Efforts to revitalize historical memory must take a multidisciplinary and multicultural approach.

The Quebec Conference of 1864 expresses a renewed historical interest over the last two decades in both the Quebec-Canada constitutional trajectory and the study of federalism. Contributors from a variety of disciplines argue that a more grounded understanding of the 72 Quebec Resolutions of 1864 is key to interpreting the internal architecture of the contemporary constitutional apparatus in Canada, and a new interpretation is crucial to appraise the progress made over the 150 years since the institution of federalism.

The second volume in a series that began with The Constitutions That Shaped Us: A Historical Anthology of Pre-1867 Canadian Constitutions, this book reveals a society in constant transition, as well as the presence of national projects that live in tension with the Canadian federation.

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