• Pourquoi choisir la science politique à l'UQAM

Publications

La reconversion économique des régions québécoises : Les expériences de Sorel-Tracy et Drummondville

Marc-André Houle est titulaire d’un doctorat en science politique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Résumé

La fin des Trente Glorieuses, l’accélération de la mondialisation et la libéralisation des marchés à partir des années 1970 ont forcé des villes et des régions entières, tout spécialement celles de tradition industrielle, à se repositionner sur le plan économique. Le cas des grands centres a été abondamment documenté, mais qu’en est-il des villes de taille intermédiaire ? Au Québec, les villes de Sorel-Tracy en Montérégie et de Drummondville au Centre-du-Québec s’avèrent des pôles industriels d’importance au XXe siècle. Grâce à son chantier maritime, à l’industrie métallurgique et aux entreprises de la famille Simard, Sorel-Tracy a accueilli, à une certaine époque, les ouvriers les mieux rémunérés du Québec. Au même moment, Drummondville, avec ses manufactures du textile et ses milliers de travailleurs, était reconnue comme la « ville de la soie ». Après avoir connu la gloire puis la dévitalisation, ces villes ont entamé des démarches de reconversion qui leur ont permis de renaître.

Dans le présent ouvrage, Marc-André Houle retrace la trajectoire industrielle de ces deux villes et de leurs régions. L’auteur documente le processus qui a mené à leur reconversion économique, tout en s’intéressant plus largement à la gouvernance et à la trajectoire des politiques de développement régional et des politiques industrielles au Québec. Ce livre s’adresse autant aux chercheurs, aux étudiants et aux professionnels du développement économique qu’aux lecteurs et lectrices intéressés par le développement du Québec et de ses régions.

Pour de plus amples informations sur l’ouvrage et pour vous le procurer, veuillez consulter le site internet des PUQ.

Competitive Loss, Gendered Backlash and Sexism in Politics

Article rédigé par Jordan Mansell, professeur associé à l’IEIM, Allison Harell & Tania Gosselin, professeures au Département de science politique de l’UQAM et Melanee Thomas, University of Calgary.

Mansell, J., Harell, A., Thomas, M. et al. Competitive Loss, Gendered Backlash and Sexism in Politics. Polit Behav (2021).

Résumé

Politics is often seen as a zero-sum game, so understanding how competition affects political behavior is a fruitful, yet underexplored area of study. Reactions to competition are known to be gendered, as women are significantly more aware of and averse to the potential negative effects of competition—risk and loss—than are men. Participants (n = 1296) completed an experiment involving a non-political competitive task, where they were randomly assigned to receive a negative cue about their individual or gendered group’s poor performance. Following this, we assessed their levels of political ambition, efficacy, interest, and sexism. We hypothesize that: (1) negative performance feedback on a competitive task will decrease political ambition, efficacy, and interest among women; and (2) men who receive negative feedback about their performance relative to women will report higher levels of sexism. We use a non-binary measure of masculinity/femininity that helps explain how gender identity affects these outcomes. Evidence does not support the conclusion that negative feedback about competition contributes to women’s lower levels of psychological engagement with politics. However, results show that negative performance feedback, particularly when it is relative to women, increases sexism in men. Furthermore, the effect of negative feedback on sexism is larger when men identify more strongly as masculine. We argue that threatening men’s relative performance partly explains larger trends of backlash against women in politics.

Pour lire cet article, veuillez consulter le site internet de Springer.

Publication d’un chapitre par Alain-G. Gagnon et Félix Mathieu

Donnant suite à une conférence tenue en 2018 à l’Université Canberra (Australie) dans le cadre des activités de l’Association internationale des centres de recherche pour les études fédérales (IACFS), le professeur Alain-G. Gagnon et Félix Mathieu (doctorat en science politique, UQAM) publient le chapitre « (Still) in Search of the Federal Spirit » dans l’ouvrage Beyond Autonomy: Practical and Theoretical Challenges to 21st Century Federalism, sous la direction de Tracy B. Fenwick et Andrew C. Banfield (Brill | Nijhoff, 2021).

La Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes, dont le titulaire est Alain-G. Gagnon, est un membre actif de l’IACFS depuis une quinzaine d’années déjà.

Pour consulter ou commander l’ouvrage : https://brill.com/view/title/59464

Nouvelle publication par Anne-Marie Gingras

Nouvelle publication par Anne-Marie Gingras.

« Freedom of Expression and Humor in Canada : The Case of Jérémy Gabriel v. Mike Ward » dans Media and Law: Between Free Speech and Censorship (dir: M. Deflem et D. M. D. Silva), vol. 26 de Sociology of Crime, Law and Deviance, Emerald Publishing.

https://www.emerald.com/insight/publication/doi/10.1108/S1521-6136202126

Le texte porte sur plusieurs enjeux qui transcendent la confrontation entre deux droits essentiels en démocratie : le droit à la liberté d’expression et le droit à la dignité, à l’honneur et à la réputation. Il explicite les motifs sur lesquels la Cour suprême du Canada s’est fondée pour faire valoir l’importance de la liberté d’expression et conclut que le cas à l’étude ne peut se justifier selon ces motifs. Après une réflexion sur la manière dont le rire est déclenché, y compris fondé sur l’humour noir, le texte détaille la stratégie publicitaire de l’humoriste pour qui une poursuite judiciaire est une occasion en or d’élargir son public.

Parution de la version italienne de « Nous n’irons plus aux urnes : plaidoyer pour l’abstention »

Parution de la version italienne du livre de Francis Dupuis-DériNous n’irons plus aux urnes : plaidoyer pour l’abstention (Lux, 2019), aux éditions Elèuthera, sous le titre : Addio alle urne [https://www.eleuthera.it/scheda_libro.php?idlib=520].

Résumé:
Voter ou ne pas voter, telle est la question qu’on n’ose pas poser dans nos régimes parlementaires, où les élections sont des rituels sacrés. En défendant la légitimité de l’abstention, cet essai attaque de front la conviction selon laquelle le vote serait un devoir, et le refus de voter une dangereuse hérésie. Bien plus qu’une simple apologie de l’abstention, cet ouvrage propose ainsi une critique radicale du système électoral.

En plus de rappeler les raisons qu’évoquent des abstentionnistes issus de toutes les couches de la société, l’auteur décrit les stratégies souvent amusantes imaginées pour subvertir le jeu électoral : appel au boycott ou au vote nul, candidatures loufoques et satiriques de plantes, d’animaux, d’humoristes, de punks ou de gnomes anarchistes. Cette galerie des figures de la résistance au vote révèle également les nombreux et puissants mécanismes d’autodéfense du système électoral, qui réussit toujours à imposer ses propres règles, même aux plus contestataires. Aussi, l’abstention n’est féconde que si elle va de pair avec un engagement et des mobilisations autonomes, populaires et solidaires.

Nouvelle publication : «Histoire des grèves d’élèves du secondaire au Québec : démocratie et conflictualité»

Francis Dupuis-Déri vient de publier un article intitulé « Histoire des grèves d’élèves du secondaire au Québec : démocratie et conflictualité », dans la «Revue des sciences de l’éducation» [https://www.erudit.org/fr/revues/rse/2020-v46-n3-rse05901/1075988ar/].

Résumé :
Les élèves pratiquent la grève depuis plus d’un siècle, au Québec et ailleurs sur la planète. Une recherche dans les archives de la presse québécoise et 68 entretiens semi-dirigés ont permis de brosser un portrait − certes incomplet − des grèves d’élèves au Québec, d’en identifier les causes, les formes et surtout leur signification politique du point de vue des élèves. L’expérience de la grève leur permet d’évaluer l’intérêt politique des actions collectives autonomes et souvent de questionner le discours officiel qui réduit la « démocratie » aux élections et aux conseils d’élèves, comme le répètent en choeur le ministère de l’Éducation, l’Assemblée nationale, Élections Québec et plusieurs universitaires spécialistes de l’éducation à la citoyenneté.

Nouvelle publication : Le choc des légitimités

Nouvelle publication de notre professeur Alain-G. Gagnon.

Informations

Auteur : Alain-G. Gagnon
Collection: Prisme
Discipline: Science politiqueParution: 5 mai 2021

Cet ouvrage est consacré à une discussion qui se veut favorable à l’instauration – tant dans le monde occidental qu’en Orient – de modèles ouverts à la reconnaissance et l’habilitation des nations au sein d’États plurinationaux comme voie politique optimale.

Description

Ce livre constitue le troisième volet d’un projet de rédaction amorcé avec la publication, en 2007, de La raison du plus fort : plaidoyer pour le fédéralisme multinational (Prix Josep Maria Vilaseca i Marcet) et approfondi avec la parution, en 2011, de L’âge des incertitudes : essais sur le fédéralisme et la diversité nationale (finaliste au Prix Donald-Smiley), tous deux traduits en plusieurs langues. Inspiré par les travaux traitant des Premiers Peuples et des nations minoritaires en contexte démocratique, Le choc des légitimités jette un regard nouveau sur les rapports entre majorités et minorités, tout en explorant les avancées théoriques tant en études fédérales que sur les nationalismes contemporains.

La décennie 2020-2030 pourrait bien être propice à l’avènement d’un fédéralisme multinational à l’échelle internationale. Devant l’inconfort grandissant des grandes puissances et des organisations internationales face à la création de nouveaux États, le fédéralisme multinational est à présent une voie qu’il importe d’explorer. En contrepartie de la loyauté des nations minoritaires à l’endroit de l’État souverain, le fédéralisme multinational leur permet de renouer avec – sinon de restaurer – leur souveraineté originelle, tout en tenant compte des besoins de coordination, de concertation et de cohabitation avec les partenaires politiques au sein des ensembles fédéraux ou en voie de fédéralisation. Il est crucial aujourd’hui d’évaluer les conflits de revendications sur la base de la notion même de la légitimité plutôt que sur celle beaucoup trop étroite de la légalité.

Source: Presses de l’Université Laval

Youth Strike for Climate: Resistance of School Administrations

Conflicts Among Students, and Legitimacy of Autonomous Civil Disobedience — The Case of Québec

Voici un nouvel article de Francis Dupuis-Déri publié dans « Frontiers in Political Science » : « Youth Strike for Climate: Resistance of School Administrations, Conflicts Among Students, and Legitimacy of Autonomous Civil Disobedience—The Case of Québec».

Cet article est fondé sur une vingtaine d’entretiens semi-dirigés avec des élèves ayant participé aux grèves pour le climat et analyse les blocages des directions d’école face aux initiatives «vertes» des élèves, les conflits entre élèves au sujet des grèves et la pertinence d’évaluer ces grèves à la lumière des théories sur la désobéissance civile.

Pour lire cet article, veuillez consulter le site internet de Frontiers in Political Science.

« Rhétoriques réactionnaires et antiféminisme en France : la controverse de l’écriture inclusive »

Nouvelle publication par Héloïse Michaud, doctorante et chargée de cours au département de science politique de l’UQAM.


Héloïse Michaud
Doctorante-chercheure en science politique et études féministes
Université du Québec à Montréal

Michaud, Héloïse « Rhétoriques réactionnaires et antiféminisme en France : la controverse de l’écriture inclusive ». Politique et Sociétés 40, no. 1 (2021) : 87–107. https://doi-org.proxy.bibliotheques.uqam.ca/10.7202/1075742ar

Résumé:
« En France, en mars 2017, l’éditeur Hatier publiait un manuel scolaire qui utilisait l’écriture inclusive, dont l’objectif était d’éradiquer le sexisme dans la langue et dans les mentalités. Les résistances à son application furent nombreuses: l’Académie française, le groupe parlementaire Les Républicains, des militant·e·s de « La Manif pour tous » et des intellectuel·le·s se sont prononcés publiquement contre cette tentative d’inclusivité dans la langue française. Dans cette étude, j’évalue en quoi les arguments invoqués lors de la controverse de l’écriture inclusive en France s’arriment à des rhétoriques réactionnaires antiféministes. »

Pour lire l’article, c’est ici.

Vidéo promotionnel.

Gender, the World Bank, and conditional cash transfers in Latin America

Nouvelle publication (en anglais) de Nora Nagels, professeure au département de science politique.

Nagels, 2021, Gender, the World Bank, and conditional cash transfers in Latin America, International Feminist Journal of Politics, International Feminist Journal of Politics, OI:10.1080/14616742.2021.1895862

Résumé :

Depuis la moitié des années 1990, presque tous les pays d’Amérique latin ont adopté un programme de transferts conditionnés (PTC). Ces programmes fondamentaux – qui sont devenu les instruments standards de réduction de la pauvreté dans la région – transfèrent des revenus aux mères conditionnés au suivi sanitaire et à la scolarisation de leurs enfants. Le premier programme, Progresa au Mexique, inclut dans son design, un objectif d’égalité de genre et d’empowerment des femmes. Cependant, aucun autre PTC en Amérique latine n’a intégré cet objectif d’égalité de genre dans son design. Les auteures féministes ont critiqué ces programmes comme étant « maternalistes ». Qu’est-il arrivé à l’objectif de genre en cours de route? Cet article démontre le rôle joué par la Banque Mondiale dans l’affaiblissement de cet objectif d’égalité de genre qui était une partie pourtant intégrale du design de Progresa au Mexique. En reformatant les PTC en instrument standard, la Banque Mondiale a écarté ces objectifs de genre de deux manières. Premièrement, les entrepreneurs politiques, ardents fervents des politiques fondées sur des preuves, ont omit l’argument d’empowerment des femmes aux vus des résultats mixtes concernant les effets de genre des PTC. Deuxièmement, à la Banque Mondiale, les expertes de genre (et les connaissances de genre) ont été marginalisées en faveur de leurs collègues économistes.

Pour lire la publication, c’est ici.

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