Publications

Subir la victoire | Guillaume Sauvé

Essor et chute de l’intelligentsia libérale en Russie (1987-1993) écrit

RÉSUMÉ

Cet ouvrage propose une plongée dans le formidable bouillonnement intellectuel et civique de la Russie à l’époque de la perestroïka et de la fin de la guerre froide, alors que les libéraux soviétiques mettent le pays sur la voie de la démocratisation. Il témoigne du tragique paradoxe de ces individus qui, en choisissant de soutenir la concentration des pouvoirs dans les mains d’un réformateur éclairé, ont eux-même contribué à miner leur projet politique. Sans tomber dans les théories du complot ou la dénonciation d’un quelconque atavisme russe, l’auteur replace l’histoire dans la persperctive morale de ces libéraux, pour qui l’établissement de la démocratie requiert l’inculcation de valeurs particulières. Dans une brillante analyse croisée entre science politique et philosophie, il présente la pensée d’un groupe d’intellectuels soviétiques particulièrement influents et les débats qu’ils ont entretenus avec leurs homologues libéraux et leurs adversaires nationalistes et communistes. Ce faisant, l’ouvrage apporte un éclairage neuf sur la genèse intellectuelle et politique de la Russie contemporaine et sur l’échec de sa transition démocratique.

Guillaume Sauvé est docteur en science politique, spécialité Russie et CÉI, de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Il a aussi étudié à l’Université de Princeton. Il est chercheur invité au CÉRIUM de l’Université de Montréal et cofondateur du Réseau québécois d’études postsoviétiques. 

Guillaume Sauvé est également chargé de cours au sein du département de science politique de l’UQAM.

Ressources web:

Subir la victoire (PUM)

Les presses de l’Université de Montréal

Paradiplomatie identitaire

Nations minoritaires et politiques extérieures.

Les Presses de l’Université du Québec vous présentent « Paradiplomatie identitaire, nations minoritaires et politiques extérieures ».

Cet ouvrage a vu le jour sous la direction de Justin Massie et de Marjolaine Lamontagne. Plusieurs collaborateurs ont également contribué à la création de ce livre, dont David Criekemans, José Luis de Castro Ruano, Caterina, Garcia Segura, Marjolaine Lamontagne, André Lecours, Justin Massie et Stéphane Paquin.

RÉSUMÉ

Pourquoi le Québec est-il si actif sur la scène internationale ?

Qu’adviendra-t-il de la diplomatie catalane suite à la répression du mouvement sécessionniste par Madrid ? Comment expliquer la normalisation de la diplomatie flamande ?

Le présent ouvrage propose un portrait comparatif et actualisé de la diplomatie des nations dites « minoritaires », communément entendue sous le vocable de « paradiplomatie identitaire ». Il jette un regard novateur sur les relations internationales des États non souverains en étudiant l’influence du nationalisme minoritaire sur la politique extérieure. Rassemblant les contributions de spécialistes de renom, il examine les plus récentes activités de l’Écosse, de la Catalogne, de la Flandre, de la Wallonie, du Pays basque et du Québec.

Il se dégage un constat commun de l’étude de ces États : plus que la mondialisation ou le régime constitutionnel dans lequel ils évoluent, c’est le nationalisme qui s’avère être la force structurante et l’élément déterminant de l’intensité et de la nature de leur diplomatie. Ainsi, au gré des dynamiques nationalistes et intercommunautaires, certaines nations non souveraines ont cherché à éprouver les limites de leur cadre constitutionnel ou sont devenues porteuses de revendications sécessionnistes. D’autres, par pragmatisme ou par nécessité, se sont recentrées sur des objectifs fonctionnels au détriment de leur dimension identitaire, allant parfois jusqu’à accroître significativement leur degré de coopération avec l’État souverain et leur niveau de conformité aux lois constitutionnelles. Cet ouvrage offre ainsi une grille d’analyse de la trajectoire que prennent plusieurs nations non souveraines sur la scène internationale.

Pour plus d’informations, le site web des Presses de l’Université du Québec.

Bonne lecture !

Mondialisation et connectivité

Les enjeux du commerce, de l’investissement et du travail au XXIe siècle

Résumé

La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l’après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n’a été aussi sévèrement critiquée – souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.

Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux : le commerce, l’investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l’établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l’essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.

En savoir plus

« Orient-Occident, écrits politiques dispersés »

Nouvelle parution des écrits de Thierry Hentsch, jadis enseignant au sein du département de science politique de l’Université du Québec à Montréal.

Ce magnifique recueil qui rend hommage aux mots de M. Thierry Hentsch.

Présenté et réunis par Nathalie Fortin et Georges Leroux.

Nathalie Fortin est docteure en littérature française et éditrice.

Georges Leroux est professeur émérite au Département de philosophie de l’Université du Québec à Montréal.

RÉSUMÉ

Près de quinze ans après la mort de Thierry Hentsch, son héritage intellectuel est toujours vivant. Revenir à son oeuvre, c’est non seulement mesurer son influence, mais c’est aussi tenter d’éclairer la manière dont l’époque a imprégné sa pensée et orienté sa vie. 

En plus de ses grands livres − L’Orient imaginaire (1988) Raconter et mourir (2002) et Le temps aboli (2005) −, il laisse, échelonnés sur plus de trente années de réflexion, des dizaines d’écrits politiques sur les rapports de l’Occident avec l’Orient, cet autre toujours figé dans le stéréotype. Cette anthologie, qui présente vingt études marquantes, suit l’évolution de la pensée de l’auteur. Toujours attentif à l’événement, celui-ci cherche autant les constances, les repères et les impasses que les ouvertures au dialogue. Ses textes nous mettent en présence d’un désarroi que, toujours conscient de ses limites, il n’a pu ignorer et avec lequel il a dû continuer à vivre et à réfléchir. C’est cette inquiétude, faite de rigueur, de lucidité et d’authenticité, qui est ici mise en avant.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site web des Presses de l’Université de Montréal

Lancement en librairie le 17 septembre 2019!

« Nous n’irons plus aux urnes, plaidoyer pour l’abstention »

Francis Dupuis-Déri, professeur à l’UQAM, signe son nouvel ouvrage :

« Nous n’irons plus aux urnes, plaidoyer pour l’abstention »

qui sera disponible en librairie dès le 3 octobre 2019.

RÉSUMÉ

Voter ou ne pas voter, telle est la question qu’on n’ose pas poser dans nos régimes parlementaires, où les élections sont des rituels sacrés. En défendant la légitimité de l’abstention, cet essai attaque de front la conviction selon laquelle le vote serait un devoir, et le refus de voter une dangereuse hérésie. Bien plus qu’une simple apologie de l’abstention, cet ouvrage propose ainsi une critique radicale du système électoral.

En plus de rappeler les raisons qu’évoquent des abstentionnistes issus de toutes les couches de la société, l’auteur décrit les stratégies souvent amusantes imaginées pour subvertir le jeu électoral : appel au boycott ou au vote nul, candidatures loufoques et satiriques de plantes, d’animaux, d’humoristes, de punks ou de gnomes anarchistes. Cette galerie des figures de la résistance au vote révèle également les nombreux et puissants mécanismes d’autodéfense du système électoral, qui réussit toujours à imposer ses propres règles, même aux plus contestataires. Aussi, l’abstention n’est féconde que si elle va de pair avec un engagement et des mobilisations autonomes, populaires et solidaires.

Site web

« Les puissants à l’assaut de la culture »

Voici un nouvel ouvrage qui a été crée sous la direction de Alexandre Bohas. Ce recueil contient un postface de Judith Trunkos et de Philip G. Cerny.

RÉSUMÉ

Les sphères de la culture sont devenues incontournables pour comprendre les stratégies de puissance des industries culturelles et des gouvernements. Si l’essentiel de l’activité internationale en matière culturelle provenait de l’Amérique, ce temps est révolu. Aujourd’hui, on assiste à une démultiplication des acteurs privés et publics et de leurs coalitions transnationales, tandis que le numérique prend une place prépondérante dans les luttes hégémoniques. D’une part, les pays émergents ont poursuivi une politique de développement culturel réussie. D’autre part, les géants du web (GAFAM) ont investi l’audiovisuel. Sans régulation, ces nouveaux acteurs rivalisent avec les puissances établies pour concentrer une part de soft power.

Alexandre Bohas est professeur d’affaires internationales à l’ESSCA École de management et chercheur associé à Aix-Marseille Université. Spécialiste des industries culturelles, il analyse les stratégies de puissance transnationale à l’oeuvre dans la mondialisation.

Des chercheurs de l’UQAM se sont également impliqué au sein de cet ouvrage, Michèle Rioux et Destiny Tchéhouali.

Relations internationales, théories et concepts

Voici la toute nouvelle édition de « Relations internationales, théories et concepts » par Athéna Édition, revue et augmentée.

Sous la direction de Alex Macleod et Philippe Bonditti.

RÉSUMÉ

Fruit d’une collaboration franco-québécoise, cette quatrième édition revue et augmentée de Relations internationales. Théories et concepts offre près de soixante-dix nouvelles entrées qui reflètent l’évolution de la discipline et de son lexique au cours des dernières années.

On y trouvera aussi une bibliographie mise à jour, et plus de 1500 références supplémentaires par rapport aux précédentes éditions.

Les objectifs de l’ouvrage sont restés inchangés. Plutôt que de proposer des définitions stables pour chacune de ses entrées, ce dictionnaire cherche plutôt à faire connaître les débats et les controverses qui entourent les idées et les concepts du champ d’études des Relations internationales. Il contient également un lexique anglais-français de tous les termes proposés pour faciliter la lecture de textes dont la traduction française n’est pas encore disponible.

LES DIRECTEURS

Alex Macleod est professeur associé au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal.

Philippe Bonditti est Maître de conférences en sciences politiques à l’École européenne de sciences politiques et sociales de l’Institut catholique de Lille (ESPOL-ICL) et chercheur associé au LabToP-Cresppa-CNRS-Paris8.
Read more at http://www.athenaeditions.net/pages/nouveautes/relations-internationales-4e-editions.html#aK2421L5sEsEHhcK.99

Maintenant en librairie !

www.athenaeditions.net | www.facebook.com/athenaeditions

Fédéralisme et Sécession | Alain-G. Gagnon

Jorge Cagiao y Conde et Alain-G. Gagnon
Peter Lang, 2019.

Résumé

La question controversée de la sécession retient peu l’attention des spécialistes du fédéralisme. Les meilleures études fédérales soit l’éludent, soit l’évacuent en quelques lignes. Pourtant, la problématique de la sécession est bien présente dans l’histoire des fédérations. Cet ouvrage est l’un des premiers à explorer le lien complexe entre fédéralisme et sécession. Tout en reconnaissant le potentiel de ce système politique à gérer sous un même gouvernement et d’une manière équilibrée et relativement harmonieuse les relations entre États, peuples, nations ou territoires différents, les auteurs relèvent les risques d’échec de l’idée fédérale dans les contextes politiques où le principe de la souveraineté partagée est mis à mal. Si plusieurs histoires à succès (les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne, etc.) peuvent être identifiées, permettant ainsi de souligner les mérites de la formule fédérale, il ne faut pas toutefois taire ses échecs (l’ex-Yougoslavie, ou plus récemment le Brexit), ou ses demi-échecs. Considérant ainsi les turbulences qu’ont dû traverser ces dernières années des systèmes dévolutifs (Royaume-Uni avec l’Écosse, l’Espagne avec la Catalogne) ou fédératifs (Canada avec le Québec), cet ouvrage dresse un portrait nuancé de la question et pose les bases en vue d’un questionnement du legs encore trop fragile des grands penseurs de la pensée fédérale.

Pour vous procurer Fédéralisme et Sécession.


Gagnon, Alain-G.

Co-directeur de l’axe de recherche: Nations et Diversité (Axe I)
Professeur au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Études québécoises et canadiennes.

Page institutionnelle d’Alain-G. Gagnon

Spécialités

Alain-G. Gagnon se spécialise dans les études comparées portant sur le fédéralisme, le nationalisme et la citoyenneté avec une attention particulière à la dynamique Québec-Canada.

Formation académique

  • Doctorat, Carleton University (Ottawa)
  • M.A., Simon Fraser University (Vancouver)
  • B.A., Université du Québec à Rimouski

Pour en savoir plus sur la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes CRÉQC,cliquez ici. 

Publication d’un livre dirigé par Julián Durazo Herrmann aux Presses de l’Université Laval

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 Ce collectif d’auteurs met en commun des visions complémentaires sur les changements politiques, sociaux et économiques du « virage à gauche » en Amérique latine.

 Au début du XXIe siècle, la « vague de gauche » en Amérique Latine a suscité de nombreuses expectatives sociales et politiques. Vingt ans plus tard, un bilan s’impose. Nous examinons l’effet des politiques des gauches sur l’espace public et, ce faisant, sur la démocratie dans toutes ses dimensions. À partir d’une perspective multidisciplinaire, nous nous intéressons à la façon dont les gouvernements, les partis politiques et les organisations sociales ont contribué à élargir ou rétrécir les espaces publics, que ce soit par les voies formelles (le droit) ou informelles (le clientélisme). Notre référence aux gauches, au pluriel, nous permet d’aborder ces dynamiques dans toute leur diversité. Nous étudions des cas classiques où la gauche a pris le pouvoir, de l’Argentine au Venezuela, en passant par la Bolivie, le Brésil et l’Équateur, mais aussi ceux, moins connus, où la gauche était dans l’opposition, comme au Mexique et au Pérou. 

JULIÁN DURAZO HERRMANN est professeur de politique comparée à l’Université du Québec à Montréal et président de l’Association canadienne d’études latino-américaines et des Caraïbes. Ses recherches portent sur la politique subnationale en Amérique latine, le rôle des médias en politique et les problèmes des consolidations démocratiques à partir d’une analyse des rapports État-société. Présentement, il étudie les cas spécifiques de Bahia, au Brésil, et de Veracruz, au Mexique. 

Romain Lecler publie son nouveau livre intitulé « Une contre-mondialisation audiovisuelle ou comment la France exporte la diversité culturelle » aux Sorbonne Université Presses.

Toutes nos félicitations !

Résumé :

La réussite de CNN International, le succès financier croissant des blockbusters d’Hollywood à l’étranger ou la diffusion des séries américaines sur les télévisions du monde entier : ces phénomènes ont incité à parler, dès les années 1980, d’une mondialisation audiovisuelle. Celle-ci est sans conteste dominée par les entreprises américaines. Mais des diplomates français ont réagi et initié très tôt une politique de « contre-mondialisation » audiovisuelle qui perdure jusqu’à aujourd’hui.

Plusieurs chaînes de télévision transnationales, à commencer par TV5 en 1984, ont alors vu le jour. Une cinquantaine de spécialistes de la télévision et du cinéma sont apparus dans les ambassades françaises – expérience qu’aucun autre pays étranger n’a imitée. Le soutien aux exportations de cinéma et de télévision a aussi permis de mobiliser durablement les professionnels français de l’audiovisuel.

Face à la domination américaine, cette politique de contre-mondialisation a misé sur la diplomatie de la diversité culturelle plutôt que sur le box officeinternational. Elle s’est tournée vers d’autres pays dominés dans la mondialisation audiovisuelle, comme les pays francophones, associés àTV5, ou les pays dits « du Sud », dont les cinéastes sont accompagnés par les professionnels français du scenario jusqu’aux salles d’art et d’essai, en passant par le festival de Cannes. Asghar Farhadi, Abderrahmane Sissako, Jia Zhangke, Rithy Panh, incarnent, avec bien d’autres, un « cinéma du monde » qui puise ses racines en France.Paragraph

Menée sur quatre continents, cheminant des bureaux du ministère des Affaires étrangères jusqu’aux marchés audiovisuels cannois, cette enquête s’appuie sur plusieurs dizaines d’entretiens avec des diplomates, des dirigeants de chaînes et des exportateurs de cinéma et de télévision. Elle raconte l’invention de cette politique française originale et méconnue, au  moment même où sa pérennité semble menacée par Netflix et les géants du numérique

Romain Lecler est professeur de politiques mondiales au département de Science politique de l’université du Québec à Montréal. Il est l’auteur de Sociologie de la mondialisation (Paris, La Découverte, 2013) et a coordonné le Guide de l’enquête globale en sciences sociales (Paris, CNRS éditions, 2015). Il a publié de nombreux articles sur la mondialisation audiovisuelle, la diplomatie culturelle, les marchés internationaux, les télévisions internationales et le cinéma du monde.

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Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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