Publications

Deux économistes à contre-courant : Sylvia Ostry et Kari Polanyi Levit

Par Michèle Rioux et Hughes Brisson

Coécrit par Michèle Rioux et Hughes Brisson, « Deux économistes à contre-courant : Sylvia Ostry et Kari Polanyi Levitt » salue la contribution de deux grandes économistes canadiennes.

Sylvia Ostry et Kari Polanyi Levitt comptent parmi les figures importantes de l’économie du XXe siècle au Canada, mais aussi dans le monde. Chacune à sa manière, elles ont influencé les politiques publiques nationales et la coopération économique mondiale, et ont participé à la construction de la politique étrangère canadienne. Le récit édifiant qui résulte de leur engagement professionnel expose d’un même tenant les transformations politiques, économiques et sociales des cent dernières années ainsi que l’évolution de la pensée de deux intellectuelles animées par les idéaux de justice sociale qui ont marqué leur époque.

Le lancement officiel du livre s’est déroulé le jeudi 17 mai dernier, en présence de Madame Kari Polanyi Levitt, dans le cadre du Congrès annuel de l’Association canadienne des études latino-américaines et des Caraïbes (ACÉLAC) qui s’est tenu à l’UQAM du 16 au 18 mai 2018.

Cet ouvrage publié par Les Presses de l’Université de Montréal (PUM) est désormais disponible.

Génération TAFTA : Les nouveaux partenariats de la mondialisation


Christian Deblock et Joël Lebullenger

Edition PUR, 2018, 352 pages

La mondialisation a changé. Ses cadres normatifs aussi ! Des accords commerciaux transatlantiques, transpacifiques, transasiatiques ou autres, viennent brouiller les cartes. Cet ouvrage replace les nouveaux accords de partenariat dans leur contexte, puis analyse les enjeux et les motifs d’inquiétude qu’ils suscitent, en s’intéressant tout particulièrement aux partenariats transatlantiques (CETA, TTIP/TAFTA) et transpacifique (TPP).

À propos des auteurs

Christian Deblock est professeur titulaire à la faculté de science politique et de droit de l’université du Québec à Montréal et directeur de recherche du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation.

Joël Lebullenger est professeur émérite à la faculté de droit et de science politique de l’université de Rennes 1 et titulaire d’une Chaire européenne Jean Monnet.

La crise de la masculinité : autopsie d’un mythe tenace

Francis Dupuis-Déri

Edition remue-ménage, 2018, 320 pages

Une crise de la masculinité, dit-on, sévit dans nos sociétés trop féminisées. Les hommes souffriraient parce que les femmes et les féministes prennent trop de place. Parmi les symptômes de cette crise, on évoque les difficultés scolaires des garçons, l’incapacité des hommes à draguer, le refus des tribunaux d’accorder la garde des enfants au père en cas de séparation, sans oublier les suicides. Pourtant, l’histoire révèle que la crise de la masculinité aurait commencé dès l’antiquité romaine et qu’elle toucherait aujourd’hui des pays aussi différents que le Canada, les États-Unis et la France, mais aussi l’Inde, Israël, le Japon et la Russie. L’homme serait-il toujours et partout en crise?

Dans ce livre, Francis Dupuis-Déri propose une étonnante enquête sur ce discours de la «crise de la masculinité», dont il retrace l’histoire longue et ses expressions particulières selon le contexte et les catégories d’hommes en cause, notamment les «hommes blancs en colère» ainsi que les Africains-Américains et les «jeunes Arabes». Il analyse l’émergence du «Mouvement des hommes» dans les années 1970 et du «Mouvement des droits des pères» dans les années 1990 et leurs échos dans les réseaux chrétiens et néonazis. Il se demande finalement quelle est la signification politique de cette rhétorique, qui a pour effet de susciter la pitié envers les hommes, de justifier les violences masculines contre les femmes et de discréditer le projet de l’égalité entre les sexes.

À propos de l’auteur

Professeur de science politique, Francis Dupuis-Déri est affilié à l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il a signé de nombreux ouvrages sur la démocratie et les mouvements sociaux et codirigé les ouvrages collectifs Le mouvement masculiniste au Québec (avec Mélissa Blais) et Les antiféminismes (avec Diane Lamoureux) aux Éditions du remue-ménage.

Le gouvernement municipal en questions

Pierre Prévost

JFD Éditions, 2017, 175 pages

Qu’il soit dernier ou premier dans l’ordre des paliers publics, selon la façon de le percevoir, le système municipal de gouvernement est marqué par une très grande diversité et par une autonomie appréciable. Moins éclairé par l’action des médias qui s’y intéressent plutôt au cas par cas, il fait aussi figure de parent pauvre de la recherche universitaire, car les données fiables ne sont pas faciles à compiler sur plusieurs aspects de son fonctionnement. D’où l’intérêt, lorsque l’occasion se présente, de mieux le faire connaître, en fournissant au public un large aperçu introductif, marqué par des analyses et commentaires issus d’une longue expérience de terrain.

C’est ce que fait dans ce livre l’auteur Pierre Prévost. Il a su cumuler des expériences professionnelles variées, de façon à relever ce défi, agissant tour à tour comme analyste, consultant, gestionnaire et enseignant dans le milieu municipal. Peu de faits et de tendances ayant influencé le milieu municipal lui ont échappé au cours des vingt-cinq dernières années, et il a su, lorsque requis, remonter le fil de l’Histoire pour comprendre d’où certaines situations tiraient leur origine. Il nous fournit ici une somme d’informations qui intéressera à la fois les étudiants universitaires, les praticiens et les observateurs du milieu municipal, lesquels seront sans doute heureux de constater que l’auteur fournit de nombreuses pistes de réflexion pour améliorer notre système municipal et lui permettre d’affronter les défis de la prochaine génération.

Anarchy Explained to My Father

Francis Dupuis – DériThomas Déri

Publication traduite en anglais et en grec

Anarchy Explained to My Father (first published by Lux Éditeur in 2014 as L’anarchie expliquée à mon père) is a provocative and accessible discussion of the revolutionary mode of thought that rejects all forms of domination and seeks, in the words of Louise Michel, “order through harmony.” Francis Dupuis–Déri, a professor of political science and a radical anarchist, reveals through dialogue with his father the deeply humanistic and peaceful roots of anarchism. The discussion shows that beyond the caricature of anarchists as proponents of chaos and violence is a movement based on ideals of equality, co–operation, and autonomy.

Constitutionnalisme, droits et diversité : Mélanges en l’honneur de José Woehrling

 

Alain-G. Gagnon, Pierre Noreau

Les éditions Themis, 2017, 623 pages

Cet ouvrage est le résultat de deux journées intenses de débats qui se sont tenus à la Faculté de droit de l’Université de Montréal où José Woehrling a fait carrière, puis à l’Université du Québec à Montréal où il travaille, depuis une quinzaine d’années, avec les chercheurs associés au Groupe de recherche sur les sociétés plurinationales (GRSP).

José Woehrling a œuvré au sein de la Faculté de droit de l’Université de Montréal de 1971 à 2010. C’est presque 40 ans d’engagement institutionnel. Ses enseignements au premier cycle et aux études supérieures ont tour à tour couvert les domaines de la philosophie du droit, du droit international public, du droit constitutionnel et du droit constitutionnel comparé. Ces enseignements ont unanimement été salués et appréciés des étudiants pour leur clarté, ce qui constituait une qualité essentielle et appréciée, s’agissant de domaines du droit réputés pour leur complexité. […] Plusieurs fois honoré pour l’excellence de ses enseignements par les journalistes-étudiants du Pigeon dissident (le journal de l’Association des étudiants de droit), José Woehrling est considéré comme un exemple de ce que représente l’excellence professorale. […].

Sur le plan pédagogique, cet enseignement a toujours été fondé sur l’immense curiosité intellectuelle de José Woehrling et plus particulièrement sur sa capacité à placer, au cœur de l’analyse du droit, les dimensions politiques, sociologiques et culturelles cristallisées dans la normativité juridique. […] Cette perspective qui est au fondement d’une forme d’interdisciplinarité, a toujours été abordée sans qu’on sente le poids de l’érudition qu’elle exige.

La politique québécoise et canadienne, 2e édition

Sous la direction de Alain-G. Gagnon et David Sanschagrin

Presses de l’Université du Québec, 2017, 702 pages.

Après une première édition fort bien accueillie, la deuxième mouture de La politique québécoise et canadienne entend élargir la perspective de la fédération canadienne en mettant l’accent sur les acteurs, les institutions et les sociétés qui lui donnent toute sa vitalité. Le présent ouvrage propose en effet des analyses actualisées portant sur les dynamiques culturelles, identitaires, juridiques, politiques, partisanes, électorales et institutionnelles des politiques du Québec et du Canada. Il innove en offrant un éclairage contemporain sur des thèmes à la fois centraux et encore trop négligés en études québécoises et canadiennes – dont le colonialisme canadien, la domination du pouvoir exécutif, le féminisme, le syndicalisme, les inégalités sociales, le fédéralisme fiscal, les politiques de redistribution et la migration.

Les auteurs abordent ici quatre grandes thématiques: les traditions démocratiques et les cultures; les institutions étatiques; les partis politiques, les mouvements sociaux et les groupes; les politiques publiques. Des tableaux synthèses, des questions à répondre, des lectures complémentaires et un glossaire destinés aux lecteurs avides d’approfondir leurs connaissances viennent appuyer leurs propos. Les citoyens et les étudiants qui souhaitent en savoir plus sur les problèmes politiques qui touchent les sociétés du Québec et du Canada y trouveront un outil pédagogique de premier plan, un incontournable en études québécoises et canadiennes plus que jamais à l’avant-garde de la recherche en sciences sociales au pays.

Afrique et développement

Sous la direction de Issiaka Mandé et François Roch

Riveneuve Éditions, 2017, 468 pages.

Quelles incidences sur l’Afrique ont eu les quatre premières stratégies internationales pour le développement élaborées par les Nations Unies, ainsi que les programmes des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et des Objectifs du développement durable (ODD) ? Suivant une approche multidimensionnelle et pluridisciplinaire, ces textes abordent de nombreuses thématiques liées aux dimensions socioéconomique, environnementale, politique et sécuritaire du développement. L’avenir du développement passe-t-il, en Afrique comme ailleurs, par la capacité des peuples et des États à s’autodéterminer librement et à envisager leur développement en tenant compte des échecs passés ? Cela implique parfois de transcender les modèles capitalistes et anthropocentriques ; de « flirter » avec des paradigmes alternatifs. Le plus grand défi pour l’Afrique sera peut-être de concevoir son développement à l’aune de son propre paradigme en devenir.

Le travail colonial. Engagés et autres mains-d’œuvre migrantes dans les empires 1850-1950

Sous la direction de Eric Guerassimoff et Issiaka Mandé

Riveneuve Éditions, 2016, 560 pages.

L’histoire du travail colonial s’est développée vigoureusement dans les pays du Sud depuis la fin du XXe siècle. Elle replace au centre la figure du colonisé, non seulement comme victime, mais aussi comme agent à part entière des sociétés coloniales. C’est dans cette dernière perspective que les contributions réunies dans le présent volume veulent s’inscrire. Ces études soulignent spécialement l’expérience de l’engagisme, la forme dominante entre 1850 et 1950 de ces relations de travail, examinent avec attention les moyens déployés par les engagés pour s’adapter à la coercition, ou bien y résister, et parfois, tourner les circonstances à leur avantage, dans les espaces coloniaux diversifiés (Antilles, océan Indien, Asie, Pacifique). Situées au carrefour de la recherche récente en histoire des migrations internationales au Sud et en histoire globale du travail, ces études ambitionnent de préciser le rôle joué par les institutions, les employeurs et l’intervention des migrants eux-mêmes dans la constitution des marchés coloniaux du travail.

La peur du peuple. Agoraphobie et agoraphilie politiques

Francis Dupuis-Déri

Lux, 2016, 464 pages.

Zapatistes, altermondialistes, Indignés, Occupy, Printemps érable et Nuit debout. Alors que ces mouvements populaires sont présentés par certains comme l’incarnation de l’idéal de la démocratie directe, d’autres n’y voient que des mobilisations certes sympathiques mais insignifiantes, quand ils ne tentent pas de les discréditer en les associant à la violence.

S’appuyant sur une très bonne connaissance de ces expériences politiques ainsi que de l’histoire des pratiques démocratiques, y compris hors de l’Occident, Francis Dupuis-Déri propose une réflexion inspirée et critique. Il présente de manière dynamique la lutte entre l’agoraphobie et l’agoraphilie politiques, soit la haine et l’amour de la démocratie directe, dévoilant les arguments et les manœuvres des deux camps. Il discute aussi du rapport délicat entre le peuple assemblé à l’agora pour délibérer (le dêmos) et celui qui descend dans la rue pour manifester, voire pour s’insurger (la plèbe). Cet ouvrage à la fois original et provocateur est d’autant plus stimulant qu’il se situe à la croisée des chemins entre la philosophie politique, l’anthropologie et la sociologie.

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Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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