Auteur : poolbourque

Publication d’un livre dirigé par Julián Durazo Herrmann aux Presses de l’Université Laval

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 Ce collectif d’auteurs met en commun des visions complémentaires sur les changements politiques, sociaux et économiques du « virage à gauche » en Amérique latine.

 Au début du XXIe siècle, la « vague de gauche » en Amérique Latine a suscité de nombreuses expectatives sociales et politiques. Vingt ans plus tard, un bilan s’impose. Nous examinons l’effet des politiques des gauches sur l’espace public et, ce faisant, sur la démocratie dans toutes ses dimensions. À partir d’une perspective multidisciplinaire, nous nous intéressons à la façon dont les gouvernements, les partis politiques et les organisations sociales ont contribué à élargir ou rétrécir les espaces publics, que ce soit par les voies formelles (le droit) ou informelles (le clientélisme). Notre référence aux gauches, au pluriel, nous permet d’aborder ces dynamiques dans toute leur diversité. Nous étudions des cas classiques où la gauche a pris le pouvoir, de l’Argentine au Venezuela, en passant par la Bolivie, le Brésil et l’Équateur, mais aussi ceux, moins connus, où la gauche était dans l’opposition, comme au Mexique et au Pérou. 

JULIÁN DURAZO HERRMANN est professeur de politique comparée à l’Université du Québec à Montréal et président de l’Association canadienne d’études latino-américaines et des Caraïbes. Ses recherches portent sur la politique subnationale en Amérique latine, le rôle des médias en politique et les problèmes des consolidations démocratiques à partir d’une analyse des rapports État-société. Présentement, il étudie les cas spécifiques de Bahia, au Brésil, et de Veracruz, au Mexique. 

Romain Lecler publie son nouveau livre intitulé « Une contre-mondialisation audiovisuelle ou comment la France exporte la diversité culturelle » aux Sorbonne Université Presses.

Toutes nos félicitations !

Résumé :

La réussite de CNN International, le succès financier croissant des blockbusters d’Hollywood à l’étranger ou la diffusion des séries américaines sur les télévisions du monde entier : ces phénomènes ont incité à parler, dès les années 1980, d’une mondialisation audiovisuelle. Celle-ci est sans conteste dominée par les entreprises américaines. Mais des diplomates français ont réagi et initié très tôt une politique de « contre-mondialisation » audiovisuelle qui perdure jusqu’à aujourd’hui.

Plusieurs chaînes de télévision transnationales, à commencer par TV5 en 1984, ont alors vu le jour. Une cinquantaine de spécialistes de la télévision et du cinéma sont apparus dans les ambassades françaises – expérience qu’aucun autre pays étranger n’a imitée. Le soutien aux exportations de cinéma et de télévision a aussi permis de mobiliser durablement les professionnels français de l’audiovisuel.

Face à la domination américaine, cette politique de contre-mondialisation a misé sur la diplomatie de la diversité culturelle plutôt que sur le box officeinternational. Elle s’est tournée vers d’autres pays dominés dans la mondialisation audiovisuelle, comme les pays francophones, associés àTV5, ou les pays dits « du Sud », dont les cinéastes sont accompagnés par les professionnels français du scenario jusqu’aux salles d’art et d’essai, en passant par le festival de Cannes. Asghar Farhadi, Abderrahmane Sissako, Jia Zhangke, Rithy Panh, incarnent, avec bien d’autres, un « cinéma du monde » qui puise ses racines en France.Paragraph

Menée sur quatre continents, cheminant des bureaux du ministère des Affaires étrangères jusqu’aux marchés audiovisuels cannois, cette enquête s’appuie sur plusieurs dizaines d’entretiens avec des diplomates, des dirigeants de chaînes et des exportateurs de cinéma et de télévision. Elle raconte l’invention de cette politique française originale et méconnue, au  moment même où sa pérennité semble menacée par Netflix et les géants du numérique

Romain Lecler est professeur de politiques mondiales au département de Science politique de l’université du Québec à Montréal. Il est l’auteur de Sociologie de la mondialisation (Paris, La Découverte, 2013) et a coordonné le Guide de l’enquête globale en sciences sociales (Paris, CNRS éditions, 2015). Il a publié de nombreux articles sur la mondialisation audiovisuelle, la diplomatie culturelle, les marchés internationaux, les télévisions internationales et le cinéma du monde.

Marc-André Anzueto nommé professeur en développement international au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Chercheur postdoctoral à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, Marc-André Anzueto était boursier du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et du Fonds de recherche du Québec en Société et culture (FRQSC) pour la période 2018-2021. Diplômé de l’UQAM (Ph.D. Science politique, 2016), Marc-André Anzueto a enseigné des cours de relations internationales au sein de la Faculté de science politique et de droit (FSPD) en plus de collaborer avec de nombreuses unités de recherche de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM)

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Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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