• Pourquoi choisir la science politique à l'UQAM

Auteur : pugeaud_p

Me Fernando Belton et David Carpentier, lauréats 2021 du prix de la relève

Les diplômés Fernando Belton (LL.B., 2014) et David Carpentier (B.A. science politique, 2018; M.A. science politique, 2021) ont obtenu le prix de la Relève, décerné par le Conseil de diplômés de la Faculté de science politique et de droit. Ce prix vise à valoriser les personnes diplômées de la Faculté ayant terminé leurs études depuis moins de 10 ans, dont les réalisations ont eu des retombées humaines, sociales, politiques, culturelles ou communautaires.

Lire l’article sur Actualités UQAM par Pierre-Étienne Caza

En savoir plus sur le prix de la relève

Cathy Wong et Jean-François Lépine, deux parcours hors-normes

Jeudi le 25 mars vous aurez la chance de rencontrer deux diplômés qui vous parleront de leur parcours professionnel des plus inspirants.

Cathy wong, diplômée en droit, à un cheminement remarquable. Lors de ces études, elle a milité pour différentes causes, fait du travail pro bono, écrit dans le journal étudiant, participé à des simulations parlementaires et à des débats oratoires.

Par la suite, en sortant de l’université, elle participe à la reconstruction du YMCA de Port-au-Prince, détruit par le tremblement de terre qui a frappé la ville en 2010, préside le Jeune Conseil de Montréal, puis le Forum jeunesse de l’île de Montréal.

Aujourd’hui, Cathy Wong est membre du comité exécutif et responsable de la diversité, de l’inclusion en emploi, de la langue française et de la lutte au racisme et à la discrimination en plus d’avoir été la première femme présidente du conseil municipal de la Ville de Montréal et d’être la première personne d’origine chinoise élue à Montréal. Elle a reçu le prix de la relève 2018 du Conseil de diplômés de la Faculté.

Jean-François Lépine, diplômé en science politique, à des années d’expériences dans le domaine du journalisme. Il a commencé en 1971 comme rédacteur-reporter aux nouvelles pour ensuite devenir journaliste et animateur du magazine radiophonique Présent. Il a eu plusieurs postes basées à l’étranger. Il a été à Pékin, en Chine, à Paris, à Jérusalem, avant de revenir au Québec.

Après 42 ans de carrières, il a écrit un récit biographique nommé Sur la ligne de feux inspiré de son vécu. De nombreux prix lui ont été attribués, il a notamment reçu le prix Judith-Jasmin du journalisme, plusieurs prix Gémeaux, le prix Raymond-Charrette et la médaille Georges-Henri-Levesque lui a été remis pour souligner sa carrière.

Toujours très impliqué à L’UQAM, Jean-François Lépine a présidé le Conseil de direction de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques durant 10 ans ainsi que l’Observatoire sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord durant 5 ans. En 2015, il est nommé Directeur des Représentations du Gouvernement du Québec en Chine (Beijing, Shanghai, Qingdao et Shenzhen) et conseiller à l’ambassade du Canada à Pékin

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Léa Laurence Fontaine, Chevalière Ès Loi

L’amie, la camarade, la Professeure

Léa nous a quittés.

Nous perdons une amie. Léa laisse la marque profonde de sa générosité sur son monde, la trace indélébile de l’amie chaleureuse et souriante, l’image de sa passion intime pour la plongée sous-marine, sa collection de lunettes excentriques bien-sûr, mais aussi de chaussures immettables, de montres démesurées et d’objets insolites, et les indices infinis de son amour des chats, des pieuvres, des requins, d’Izia et de ses ami.es. Nous perdons l’amie immanquablement solidaire, qui prend soin de ses proches comme du collègue malade, qui n’oublie pas d’envoyer toujours un mot délicat ou des fleurs, et rend visite à l’hôpital. Léa, cette amie qui prend le temps, toujours, tout simplement et tout naturellement, de se soucier des autres, cette amie sensible, sincère et entière qui, comme Jaurès qu’elle citait dans ses messages, cherche la vérité et cherche à la dire, cette amie qui se bat pour ses ami.es parce que la solidarité s’impose, les contredit parce que la justice l’exige, et les prenait dans ses bras parce qu’il y a aussi l’amour, n’est plus. Nous vivons l’absence de cette amie pour qui l’humanisme s’exerce dans tous les gestes du quotidien, cette amie-là qui écoute les autres, celle dont l’égo laisse leurs talents s’afficher et les siens s’en nourrir. Et nous nous demandons aussi où est cette amie bricoleuse, celle que l’on trouve dans son bureau à huit heures le soir, une scie à bois ou un marteau dans les mains, à construire une table ou accrocher un tableau au mur, et cette amie aventurière qui plonge dans le Saint-Laurent par -5°C ou dans les mers chaudes des Caraïbes parmi les requins qu’elle aime tellement. Nous perdons Léa, notre amie élégante, distinguée sans être guindée, l’amie artiste qui égaie son petit couloir de ses œuvres éclectiques réalisées au Musée d’Art Contemporain.

Nous perdons une camarade. Léa laisse un vide dans les rangs sur de nombreux fronts de lutte pour la justice sociale et le changement social radical, contre un système qui broie les individus, les travailleurs et les travailleuses. Dans notre souvenir de ses actions et de ses paroles, comme dans le sillon laissé par ses écrits, vivent un engagement viscéral, une indignation, une révolte permanente et douloureuse contre la violence des relations de travail qu’elle veut voir disparaître. Jamais indifférente, en guerre continuelle contre les injustices, sa vie de militante, d’intellectuelle et d’enseignante est une histoire construite de gestes anodins incessants comme de prises de position dramatiques, pour la cause des opprimé.es, des exploité.es, de la classe ouvrière. Notre camarade Léa nous laisse en témoin sa conviction simple de l’absolue nécessité de s’organiser, une conviction rappelée et martelée de réunion en réunion, dans les syndicats et dans les groupes de défenses des droits, dans les revues militantes et scientifiques, dans les conversations académiques et dans les conversations de la rue. Il y a le vide insaisissable. Mais il y a aussi l’inspiration que nous laisse l’image de notre camarade Léa, une syndicaliste solidaire et résolument internationaliste, l’image d’une combattante teintée de rouge, de ses lunettes jusqu’au bout de ses idéaux.

Nous perdons une collègue. Il nous reste le sillage de sa présence intellectuelle et le feu des mots qu’elle nous laisse. Il nous reste aussi l’élan qui anime les étudiantes et étudiants portés par son enseignement, fidèle à ses convictions et à son engagement politique, sa personnalité entière, incapable de dissocier la dure réalité sociale d’un travail universitaire compris comme profondément politique. L’image de Léa l’enseignante nous interpelle par l’exemple : se distinguer toujours plus et toujours mieux par un dévouement constant et le réconfort apporté aux étudiant.es, et tout particulièrement à ceux et celles en difficulté à cause des hasards injustes et violents de la vie. Le corpus de recherche, sa défense acharnée des rapports collectifs et du droit de grève, sa passion pour la représentation des luttes collectives au cinéma, nous rappellent notre devoir de nous unir pour agir et nous battre collectivement.

Léa incarne un modèle d’intellectuelle et de professeure engagée pour nous toutes et tous : une experte incontournable dans son domaine, une autrice érudite, prolifique et brillante, dédiée aux étudiant.es, à la classe ouvrière, aux exclu.es. Ses travaux, dénonciation constante de la violence au travail et de l’exploitation des travailleurs et des travailleuses inspireront encore longtemps ceux et celles qui souffrent, travaillent et luttent pour changer le monde.

Anticonformiste, Irrespectueuse à l’égard des titres pompeux des juristes, Léa, Chevalière Ès Loi, était fidèle à sa devise : 

Je ne plierai pas. 
Je ne m’en irai pas en silence. 
Je ne me soumettrai pas. 
Je ne me retournerai pas. 
Je ne me conformerai pas. 
Je ne me coucherai pas. 

Je ne me tairai pas.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. (Jaurès)

A la mesure de Léa, notre amie, notre camarade, notre collègue, nous n’en avons pas fait assez. Ni pour elle, ni pour la lutte qu’elle menait. Nous allons en faire plus, toujours et encore, contre les inégalités, contre la souffrance au travail, pour plus de sourires, moins de solitude et moins de désolation, en portant avec nous le souvenir, le rire, la flamme de Léa, la Chevalière rouge Ès Lois.

Alejandro Lorite Escorihuela, Bernard Duhaime, Gaële Gidrol-Mistral, Hugo Cyr, Martin Gallié, professeurs et professeuse, UQAM

Challenge Campus 2030 – Édition 2

Imagine l’université durable de demain!

Ce Challenge est ouvert aux étudiants et professeurs/chercheurs universitaire du monde entier.

Les campus universitaires sont au cœur du changement : dans 10 ans, ils devront avoir atteint les 17 ODD pour accueillir et former la nouvelle génération ! À quoi ressembleront ces Campus ? Imagine l’un des projets qui permettra que ces sites puissent être considérés comme socialement, économiquement et écologiquement durables ?

Tu es étudiant ou professeur/chercheur universitaire ? Tu souhaites avoir un impact fort et co-construire le monde universitaire de demain ? Dépose ton projet en ligne et fais-toi repérer par les Nations Unies (UNRIC) et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).

Trois thématiques ont été identifiées:

  • Vie étudiante (Vie sur le campus; Se loger, se nourrir; Sécurité; Santé; Accès aux études; Gouvernance et management)
  • Le campus en ville (Nouveaux usages des campus; Gouvernance et management; Intégration du campus dans la ville; Enjeux de transition énergétique; Infrastructures/Design des espaces communs; Campus interconnectés, virtuel/dématérialisé et collaboratif)
  • Nouveaux enjeux de formation (Internationalisation de l’enseignement supérieur; Entrepreneuriat et recherche; Gouvernance et management; Formation et recherche; Transdisciplinarité; Formations du futur; Savoir contribuer aux ODD; Apprendre toute sa vie; Lien entre université et monde économique; Dispositif d’enseignement à distance)

La date limite pour déposer un projet est le 7 février 2021 et les modalités sont les suivantes:

  • Crée une équipe de 5 personnes au maximum (étudiants ou professeurs/chercheurs universitaire).
  • Tu peux aussi rejoindre une équipe incomplète pour partager tes compétences et augmenter tes chances de gagner.
  • Dépose une présentation du projet de ton équipe en 5 slides (télécharge le template à ta disposition, complète-le et dépose-le en ligne) avant le 7 février, 23h59.

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National security entrepreneurs and the making of American foreign policy

Auteurs : Vincent Boucher, Charles-Philippe David, Karine Prémont


Résumé

Since the advent of the contemporary US national security apparatus in 1947, entrepreneurial public officials have tried to reorient the course of the nation’s foreign policy. Acting inside the National Security Council system, some principals and high-ranking officials have worked tirelessly to generate policy change and innovation on the issues they care about. These entrepreneurs attempt to set the foreign policy agenda, frame policy problems and solutions, and orient the decision-making process to convince the president and other decision makers to choose the course they advocate.

In National Security Entrepreneurs and the Making of American Foreign Policy Vincent Boucher, Charles-Philippe David, and Karine Prémont develop a new concept to study entrepreneurial behaviour among foreign policy advisers and offer the first comprehensive framework of analysis to answer this crucial question: why do some entrepreneurs succeed in guaranteeing the adoption of novel policies while others fail? They explore case studies of attempts to reorient US foreign policy waged by National Security Council entrepreneurs, examining the key factors enabling success and the main forces preventing the adoption of a preferred option: the entrepreneur’s profile, presidential leadership, major players involved in the policy formulation and decision-making processes, the national political context, and the presence or absence of significant opportunities.

By carefully analyzing significant diplomatic and military decisions of the Johnson, Nixon, Reagan, and Clinton administrations, and offering a preliminary account of contemporary national security entrepreneurship under presidents George W. Bush, Barack Obama, and Donald Trump, this book makes the case for an agent-based explanation of foreign policy change and continuity.

Source : UQAM

La réforme du mode de scrutin au Québec

Auteur : Julien Verville

Collection : Politeia


Résumé

Au Québec, le mode de scrutin employé est le scrutin majoritaire uninominal à un tour. Il s’agit de l’un des modes de scrutin reconnu comme le moins désirable puisqu’il produit de fortes distorsions électorales et cause à l’occasion des anomalies dans les résultats électoraux. Depuis 1970, le Parti québécois et le Parti libéral du Québec se sont engagés à plusieurs reprises à réformer le mode de scrutin. S’alternant au pouvoir sans partage depuis plus de 40 ans, ces deux partis ont eu quelques occasions de mettre en place les réformes électorales promises, mais n’ont pas agi sur cette question. En 2018, une page s’est tournée dans le système partisan québécois et un nouveau gouvernement de la Coalition Avenir Québec fut élu. Le premier ministre, François Legault, a lui aussi promis de réformer le mode de scrutin ; un engagement réitéré à maintes occasions.

Le débat sur la question est bien relancé et le présent ouvrage arrive à point pour participer à la discussion collective. Proposant une analyse théorique, empirique et normative, ce livre veut expliquer pourquoi les gouvernements québécois n’ont pas réformé le mode de scrutin jusqu’à maintenant et souhaite mettre en lumière les obstacles auxquels risque de faire face cette réforme au sein du gouvernement. Présentant plusieurs données qui n’avaient pas été publiées à ce jour, cet ouvrage s’appuie entre autres sur des entretiens avec des responsables politiques et sur les délibérations du Conseil des ministres.

Pour plusieurs citoyens, le mode de scrutin demeure une institution invisible, dont ils connaissent peu les mécanismes. Toutefois, il importe de s’y intéresser puisqu’il joue un rôle politique central dans une démocratie représentative en permettant de relier les préférences de la population aux choix politiques des gouvernements. En lisant cet ouvrage, tous pourront comprendre les aboutissants de cette réforme s’ils veulent la voir se concrétiser au Québec.

Source : UQAM

Lancement d’un nouveau module de l’outil de sensibilisation à la conduite responsable en recherche

Les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ajoutent des thématiques à leur outil de sensibilisation à la conduite responsable en recherche. Un 3e module intitulé « L’éthique de la recherche » s’ajoute aujourd’hui pour sensibiliser la communauté scientifique aux pratiques exemplaires lors de recherches avec des êtres humains et des animaux, et de recherches pouvant comporter des risques pour l’environnement.

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Marjolaine Lamontagne | Faire boule de neige

On dit souvent que les bourses changent la vie des étudiants et étudiantes et Marjolaine Lamontagne en est un bon exemple! À la fin de ses études collégiales, alors qu’elle prévoyait prendre une année sabbatique le temps de souffler un peu, elle reçoit une lettre de l’UQAM qui lui annonce qu’elle remporte une bourse d’entrée. « C’est là que j’ai décidé de rentrer à l’université en septembre plutôt que de faire une pause », explique la lauréate de cette bourse réservée aux personnes s’étant illustrées au cégep.

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Marc Chevrier remporte le prix Richard-Arès

Actualités UQAM – 25 novembre

Marc Chevrier remporte le prix pour son essai L’empire en marche: des peuples sans qualités, de Vienne à Ottawa.

Le professeur du Département de science politique Marc Chevrier a remporté le prix Richard-Arès du meilleur essai publié en 2019 pour son ouvrage intitulé L’empire en marche: des peuples sans qualités, de Vienne à Ottawa (Presses de l’Université Laval). Décerné depuis 1991 par la Ligue d’action nationale, ce prix récompense l’auteur d’un essai publié au Québec qui témoigne d’un engagement à éclairer ses concitoyens sur les grandes questions d’intérêt national.

Dans son essai, le professeur Chevrier revisite la notion d’empire. «Si la mondialisation semble affaiblir la nation, on perd toutefois de vue son concurrent, l’empire, qui, surgissant des époques anciennes, se renouvelle dans la modernité, écrit-il. Loin de se résumer à une seule grande puissance – les États-Unis –, il est multiple et diversement peuplé: l’Union européenne, le Royaume-Uni et même… la Suisse.»

En démocratie libérale, l’empire prend souvent la forme de la fédération, qu’on continue d’idéaliser sans saisir ce qu’elle a d’impérial dans sa dynamique et ses fondements, explique l’auteur. «Le Canada illustre pleinement l’empire en action, lui qui prétend synthétiser un microcosme postnational où les cultures, les peuples et les croyances coexisteraient harmonieusement, grâce à un droit multiculturel et à un art particulier de gouverner.»

Navigant dans l’histoire, le droit et les idées, entre l’Europe et l’Amérique, l’auteur suit les intuitions fécondes de l’écrivain Robert Musil, témoin privilégié du défunt empire austro-hongrois, où des hommes et des peuples finissaient «sans qualités».

Avis de soutenance – Maxime Paul Jean Ricard

Candidat : Monsieur Maxime Paul Jean Ricard 

Programme : Doctorat en science politique 

Titre de thèse : Faire de « l’ordre » : La fabrique sociopolitique de la pluralisation de l’activité policière en Côte d’Ivoire 

Direction de recherche :  Monsieur Charles-Philippe David 

Codirection de recherche : Monsieur Bruno Charbonneau 

Jury d’évaluation :         

  • Monsieur Bruno Charbonneau, professeur en études internationales au Collège militaire royal de Saint-Jean 
  • Monsieur Charles-Philippe David, professeur au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal 
     
  • Monsieur Cédric Jourde, professeur à l’École d’études politique de la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa 
  • Madame Marie Nathalie LeBlanc, professeure au Département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal 
  • Monsieur Issiaka Mandé, professeur au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal

Président du Jury : Monsieur Issiaka Mandé 

Date de soutenance : Le 9 décembre 2020 à 9 heures 

Endroit :  

Il est conseillé de se joindre à la réunion 15 minutes avant soit 8h45

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Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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