Auteur : giraud_c

Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui | Francis Dupuis-Déri

Christine Bard

Mélissa Blais

Francis Dupuis-Déri

Collection: Hors collection

Discipline: Société

Catégorie: Livre numérique

Date de parution: 06/03/2019

L’antiféminisme n’est pas une tare du passé. En ont récemment témoigné le « Printemps des pères », la « Manif pour tous », l’opposition à la « théorie du genre » ou encore, de manière tragique, l’attentat, à Toronto, d’un homme se réclamant du mouvement des « célibataires involontaires ». Ces phénomènes, pour être compris et combattus, doivent aujourd’hui être situés dans une perspective historique.

En analysant différentes expressions de l’antiféminisme depuis le XIXe siècle, dont celui porté par des femmes, les auteurs réunis autour de Christine Bard démontrent la vitalité historique du combat contre les droits des femmes et ses divers points de contact avec l’homophobie et le racisme. Une attention particulière est portée aux controverses provoquées par le masculinisme, volontiers victimaire, au sujet des « droits des pères » et des violences entre les sexes.

L’ensemble constitue une réponse inédite et nécessaire à un phénomène en pleine expansion.

L’ANARCHO-INDIGÉNISME | Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet

CLIFTON ARIWAKEHTE NICHOLASFREDA HUSONGORD HILLJ. KĒHAULANIKAUANUIROXANNE DUNBAR-ORTIZTOGHESTIYVÉRONIQUE HÉBERT

  • Entretiens réunis et présentés par Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet

Collection : Instinct de liberté

208 pages

Parution en Amérique du Nord : 11 avril 2019

Parution en Europe : 16 mai 2019

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Journée carrière en science politique

Vendredi 15 mars, une journée carrière a réuni un groupe de personnes diplômées des programmes de maîtrise ou de doctorat de l’UQAM. Il s’agissait de : Mmes Lysanne Picard, ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Gouvernement du Québec (M. A., 2011), Caroline Leprince, Women in International Security, Canada (M. A., 2012), Cassandre Guibord-Cyr, Bureau international du Travail, Genève (M. A., 2012), Yohanna Loucheur, Affaires mondiales Canada, Gouvernement du Canada (M. A., 1996), Julie Auger, Agence de santé publique du Canada, Gouvernement du Canada (M. A., 2007) et Amélie Escobar, adjointe au maire, Arrondissement du Plateau Mont-Royal (M. A., 2017), ainsi que de MM. Charles Létourneau, Directeur, Stratégie et analyse, Chambre de Commerce du Montréal métropolitain (M. A., 2006) et Jean-Gérald Cadet, Bureau de la Principale, Université McGill (Ph.D., 2006).

Tout au long de la journée, ces personnes ont pu entretenir les étudiantes et étudiants présents de la nature du travail qu’elles accomplissent, du cheminement qu’elles ont suivi depuis la fin de leurs études pour parvenir à leur emploi actuel, ainsi que de la pertinence de leur formation en science politique  au regard de celui-ci.  

Parmi les leçons qu’on a pu retenir de cette journée, notons : 

1. les capacités d’analyse et de synthèse, notamment celle qui consiste à présenter un problème ou une situation dans un document court, rédigé dans une langue accessible et produit dans des délais courts, sont particulièrement en demande; 

2. dans l’évaluation d’un c.v., les activités menées en parallèle des études et qui témoignent de compétences spécifiques (ex. capacité de travailler en équipe) sont vraiment prises en considération; 

3. les positions dans lesquelles une formation en science politique est jugée pertinente sont beaucoup plus nombreuses qu’on ne l’imagine, non seulement dans les secteurs public et associatif, mais aussi dans le secteur privé (où l’analyse de risques, par exemple, est devenu un passage obligé et à laquelle des politologues peuvent apporter une contribution spécifique).  

Cette journée fut à la fois utile et stimulante pour toutes les personnes qui y ont pris part. On espère une nouvelle édition l’an prochain.

Séance d’information sur les bourses d’études supérieures du CRSH et du FRQSC

Vous désirez postuler à une bourse d’un organisme subventionnaire pour la suite de vos études ? Vous devez y réfléchir dès maintenant !

La Faculté de science politique et de droit vous invite à une séance d’information portant sur les bourses d’études supérieures du CRSH et du FRQSC, animée par Priscyll Anctil Avoine, doctorante en science politique et boursière Vanier.  

Quand : Le mercredi 3 avril, à 13h, au A-1715.

Vous y apprendrez tout ce que vous devez savoir sur les différentes bourses des organismes gouvernementaux, les dates à retenir, les conditions d’admissibilité, les questions à se poser, l’aide et les outils dont vous disposez, etc.

Vous êtes intéressés à postuler pour une de ces bourses ? Venez assister à cette séance d’information !

Pour toute question, veuillez contacter François Laplante-Lévesque : laplante-levesque.francois@uqam.ca

Retour sur le colloque “Femmes et enjeux féministes : Partage de savoirs”

Colloque organisé par le Collectif femmes aux cycles supérieurs et l’IREF, les 5, 6 et 7 mars 2019

Nos beau macarons avec le logo du collectif et l’identité visuelle du colloque – faits par Stéphanie Bernier 

Les 5, 6 et 7 mars dernier s’est déroulé la seconde édition du colloque Femmes et en jeux féministes : Partage de savoirs organisé par le collectif Femmes aux cycles supérieurs en collaboration avec l’Institut de recherche et d’études féministes de l’UQAM. 

Mot d’ouverture du colloque – Conférence sur la santé mentale aux cycles supérieurs (sur la photo – de gauche à droite – Naomie Léonard, Véronique Pronovost, Céline Hequet et Kharoll-Ann Souffrant)

Nous aimerions souligner avec fierté le succès et le bon déroulement de cet événement mis en place par et pour les étudiantes. Ce colloque fait partie des diverses initiatives mises sur pied par le collectif afin de créer des espaces de solidarité et d’échange – de savoirs, de pratiques et/ou d’expériences – afin de repenser les rapports de pouvoir dans l’enceinte universitaire, ou encore de donner de la visibilité aux recherches effectuées et aux réalités vécues par la pluralité de femmes qui y œuvrent.

L’objectif du colloque était d’offrir l’opportunité à des étudiantes-chercheuses, nouvellement arrivées ou bien ancrées dans le milieu, à prendre la parole en public, afin de nous partager leurs réflexions sur les différents sujets qui les stimulent et les pousse à avancer dans le milieu universitaire.

C’était un moment de bouillonnement intellectuel ou multiples thématiques et disciplines se rencontrent alors qu’elles ne s’étaient peut-être jamais croisées auparavant. En études féministes, comme dans la vie, l’inter et la transdisciplinarité est une richesse. Quoi que peu mis de l’avant par les recherches traditionnelles, l’inter et la transdisciplinarité deviennent des incontournables afin de rendre compte de la complexité des sujets étudiés.

La salle était à son comble pour la conférence sur les enjeux de santé mentale aux cycles supérieurs organisée par Véronique Pronovost avec la participation de Kharoll-Ann Souffrant et de Céline Hequet. Nous remercions par ailleurs la rayonnante Marie-Sissi Labrèche pour sa lecture publique haute en couleur. Il faut également souligner le courage de ces prises de paroles vu le caractère très personnel des partages. Définitivement, il s’agit d’un sujet qui fait écho dans l’esprit de bien des gens. Il faut en parler d’avantage et donner de la visibilité afin de briser l’impression d’isolement et d’exclusion que vivent tellement d’étudiantes et d’étudiants. 

Volet présentations artistiques 

S’en est suivi du nouveau volet du colloque, soit les présentations artistiques, qui a été un franc succès. Cela a permis d’inclure les recherches artistiques au cœur des pratiques en arts et dans les autres domaines souvent mis de côtés dans les contextes de colloques scientifiques. Nous avons eu le plaisir d’entendre et de voir des chercheuses parler de leurs performances ainsi que de leurs démarches littéraires et en arts visuels. Elles ont partagé avec générosité et conviction la manière dont leurs recherches théoriques s’insèrent dans leurs pratiques artistiques et vice et versa, le tout dans un esprit d’ouverture et de convivialité. 

Ensuite, nous avons pu assister à des panels sur des sujets variés, voire hétéroclites. Peut-être les liens ne se présentaient pas de façon évidente, mais une lecture transversale des enjeux a toujours sa pertinence. Le premier panel explorait l’influence des occupations, soit à travers la critique du sexisme dans les milieux anarchistes des squats à Calais, le rôle invisible qu’occupent les femmes dans la révolution irlandaise et les effets des migrations sur les symboliques de représentations des protagonistes mythiques. Le second panel a fait une brillante revue de l’importance de politiser, d’intégrer une perspective historique et une lunette d’analyse en termes de rapports sociaux aux différents discours (ouvertement haineux, humoristiques ou photographiques). Le troisième panel, à travers les exemples des dysfonctionnalités dans les centres désignés pour les personnes ayant subies des agressions sexuelles, l’accessibilité difficile à des traitements de physiothérapies pour la rééducation périnéale et pelviennes et les aspects genrés de la surcharge mentale dans les milieux professionnels, dénonçait implicitement les violences institutionnelles, la non-valorisation des métiers liées aux tâches de careet la néolibéralisation du travail. Le dernier panel a su aborder l’importance de l’intégration des épistémologies ancrées en milieu universitaire afin de rendre visibles et légitimes des sujets d’études historiquement invisibilisés, en plus de mettre de l’avant l’importance des expériences personnelles et du rapport au sensible et à l’émotion en recherche. 

Panel Violences et pratiques discursives (de gauche à droite) Sophie-Anne Morency, Myriam Bernet, Sarah-Florence Benjamin et Annvor Vestrheim.

La recherche ne peut plus se permettre d’être auto-prophétique dans sa tour d’ivoire, elle doit confronter les réalités et leurs interconnexions afin de faire un peu plus sens chaque jour du monde que nous habitons et qui nous habite en retour. Et par faire sens, il ne s’agit pas de trouver une équation universelle et désintéressée qui explique ceci ou cela, mais plutôt de penser en termes d’engagement et de justice sociale (qui, à notre avis, intègre la justice environnementale) afin de repenser et re-acter notre monde. Soit en le déconstruisant, évidemment en le décolonisant, peut-être en le dé-modernisant, mais certainement en le transformant, en commençant par nous même avec l’adoption d’une démarche réflexive en recherche.

Sarah Thibault lors de sa présentation sur le panel Rendre compte des réalités: l’importance des perspectives ancrées

La Faculté de science politique et droit désire ainsi féliciter et remercier ses membres prenant part à l’organisation de cet événement soit Naomie Léonard, Charline Robert-Lamy, Mélanie Radilla, Annabelle Podlasiewicz, Gabrielle Dionne-Legendre, Sabrina Clermont-Letendre, Marie-Lee Beauregard, Rosalie Côté-Tremblay et Mieko Tarrius. 

Nous aimerions également souligner les prises de parole de Sarah Thibault, Mélissa Castilloux, Myriam Bernet, Annvor Vestrheim, Sarah-Florence Benjamin et Sophie-Anne Morency. 

Crédits photos : Vicky Métayer.

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Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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