Auteur : giraud_c

Mondialisation et connectivité

Les enjeux du commerce, de l’investissement et du travail au XXIe siècle

Résumé

La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l’après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n’a été aussi sévèrement critiquée – souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.

Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux : le commerce, l’investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l’établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l’essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.

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Lancement du Consortium de la démocratie électorale (C-Dem)

Montréal, le 16 septembre 2019 –Allison Harell du Département de science politique lance avec sa collègue Laura Stephenson (Western Ontario) le Consortium de la démocratie électorale (C-Dem). Avec de nombreux partenaires universitaires et institutionnels, mais aussi de la société civile, C-Dem se penchera sur le comportement électoral au Canada pendant les prochains 7 ans.

Décès du professeur André Corten

Le département de Science politique vient de perdre un grand intellectuel et un grand maître. On allait le nommer professeur émérite, il sera finalement « professeur éternel », comme le formulait Francis Dupuis-Déri dans un message de condoléances. Et, en effet, avec toutes ces générations d’intellectuel-le-s et de professeur-e-s qu’il a formé au cours de ses 36 ans d’enseignement à l’UQAM et plusieurs autres ailleurs, sa pensée continuera à être transmise dans les universités du monde entier.

J’ai eu le bonheur de connaître « Monsieur Corten » il y a 29 ans de cela, lorsque ma conjointe, Marie-Christine Doran, m’a invité à assister à son « meilleur cours ». Par la suite, je me suis inscrit à tous ses cours et je l’ai choisi comme directeur de maîtrise et de doctorat. En 2001, nous avons fondé ensemble, Corten, Marie-Christine et moi, le GRIPAL (Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine) au sein duquel j’ai pu collaborer avec cet infatigable penseur et chercheur de terrain jusqu’à ses derniers instants. 

En effet, malgré une récente retraite de l’enseignement, Corten n’a jamais cessé d’écrire et de réaliser des recherches de terrain. D’Haïti à l’Afrique du sud, en passant par le Brésil, le Rwanda, le Venezuela, l’Équateur, la République dominicaine ou l’Algérie… les chemins de Corten ont toujours été auprès des laissé-e-s pour compte, les invisibilisés de la société autant que du savoir.

Car, en plus d’avoir été un auteur prolifique, Corten s’est distingué par son approche globale à la science politique. Refusant de séparer la théorie ou la pensée politique d’un travail ethnosociologique de terrain ou d’une perspective comparatiste, voir même des relations internationales, le travail de Corten a toujours cherché à articuler plusieurs dimensions des sciences politiques et sociales afin de rendre compte des désirs et volontés des « damnés de la terre », dans leurs luttes pour leur reconnaissance ou libération. 

En plus d’innover sur le plan méthodologique, en développant une pensée politique fondée sur l’analyse discursive de récits de vie ou du « parler ordinaire », André Corten a également su être à l’avant-garde des enjeux politiques de son temps, s’intéressant très tôt aux liens entre le politique et le religieux, en accompagnant de manière critique les processus de transitions démocratiques en Amérique latine et en Afrique, en s’intéressant aux soulèvements populaires quelques années avant les printemps des peuples ou en s’intéressant actuellement aux migrations forcées dans une perspective de l’hospitalité. 

Corten a ainsi développé une « militance théorique » dont le caractère militant résidait moins dans le fait de « prendre parti » envers les exploité-e-s, les dominé-e-s ou les subordonné-e-s, que dans le fait de combattre, dans et par la théorie politique, les déformations idéologiques tendant à fétichiser les sujets sociaux en niant leur autonomie. 

Postulant l’égalité de toustes, Corten a aussi innové dans sa manière collégiale de diriger le GRIPAL, incorporant sur un même pied d’égalité chaque collaborateur ou collaboratrice, peu importe son rang académique. 

De ce fait, en plus de sa famille, il laisse dans le deuil de nombreux collègues et ami-e-s, dans le monde académique et populaire. Je me joins à toustes dans cette « souffrance partagée ».

¡Hasta siempre! Compañero Corten

Ricardo Peñafiel, Ph.D.

Professeur associé, Département de Science politique, UQAM

Codirecteur du GRIPAL(Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine)

Cochercheur, Subvention CRSH Savoir (2018-2023), Violence et démocratie : la criminalisation de la lutte pour les droits en Amérique latine

Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui | Francis Dupuis-Déri

Christine Bard

Mélissa Blais

Francis Dupuis-Déri

Collection: Hors collection

Discipline: Société

Catégorie: Livre numérique

Date de parution: 06/03/2019

L’antiféminisme n’est pas une tare du passé. En ont récemment témoigné le « Printemps des pères », la « Manif pour tous », l’opposition à la « théorie du genre » ou encore, de manière tragique, l’attentat, à Toronto, d’un homme se réclamant du mouvement des « célibataires involontaires ». Ces phénomènes, pour être compris et combattus, doivent aujourd’hui être situés dans une perspective historique.

En analysant différentes expressions de l’antiféminisme depuis le XIXe siècle, dont celui porté par des femmes, les auteurs réunis autour de Christine Bard démontrent la vitalité historique du combat contre les droits des femmes et ses divers points de contact avec l’homophobie et le racisme. Une attention particulière est portée aux controverses provoquées par le masculinisme, volontiers victimaire, au sujet des « droits des pères » et des violences entre les sexes.

L’ensemble constitue une réponse inédite et nécessaire à un phénomène en pleine expansion.

L’ANARCHO-INDIGÉNISME | Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet

CLIFTON ARIWAKEHTE NICHOLASFREDA HUSONGORD HILLJ. KĒHAULANIKAUANUIROXANNE DUNBAR-ORTIZTOGHESTIYVÉRONIQUE HÉBERT

  • Entretiens réunis et présentés par Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet

Collection : Instinct de liberté

208 pages

Parution en Amérique du Nord : 11 avril 2019

Parution en Europe : 16 mai 2019

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Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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