Auteur : poolbourque

Conférence « Contribution à une herméneutique critique du signe africain »

Dans le cadre du cycle de conférences « Penser les Suds », le CEPP (Centre d’étude de la pensée politique) a le plaisir d’accueillir Thibault Tranchant, docteur en philosophie des Universités de Rennes 1 et de Sherbrooke. Il est spécialisé dans l’histoire de la pensée politique moderne et contemporaine, il enseigne la philosophie au Collège Édouard-Montpetit (Canada, QC). 

Titre de la conférence : Contribution à une herméneutique critique du signe africain

Date : Mercredi 15 février, 12h30 -14h30 

Lieu : Local R-3255, Pavillon des Sciences de la gestion (R), 3e étage

Discutant : Issiaka Mandé, professeur au département de science politique de l’UQAM  

Résumé

Le but de cette présentation est d’explorer les bases méthodologiques d’une herméneutique critique du signe africain appliquée à l’histoire de la philosophie. Dans un premier temps, je m’intéresserai aux notions de « signe africain », de « devenir-n* » et de « devenir-africain » dans les travaux récents d’Achille Mbembe, que j’interprète comme une variante décoloniale du matérialisme dialectique d’origine hégélo-marxienne. Je dégage, à ce stade, l’originalité de l’interprétation par Mbembe de la rationalité capitaliste comme « brutalité », et explore la figure mbembienne du « n* », définie comme sujet oppositionnel de la brutalité capitaliste et porteur de la raison dans l’histoire. Dans un second temps, je situe la méthode herméneutique par rapport au matérialisme dialectique et énonce les tâches constitutives d’une herméneutique critique du signe africain. Faisant alors dialoguer Mbembe avec Ricœur et Castoriadis, je définis une telle herméneutique comme l’agencement d’une analyse structurale des signes africains avec une interprétation des conditions imaginaires du discours philosophique. L’enjeu de cette contribution est le devenir-africain de la pratique philosophique, c’est-à-dire son ouverture sur une conception de l’universel comme réparation du vivant issue de l’expérience « n* » de la brutalité.

Découvrez les capsules vidéos « Étudier aux certificats en science politique à l'UQAM »

Des étudiant.e.s et des diplômé.e.s des Certificats en science politique racontent leurs parcours, leurs expériences des certificats et ce qu’ils et elles en ont retiré aux niveaux universitaire, personnel et professionnel. Autant en Gestion des services municipaux, qu'en Administration des services publics, les certificats en science politique offrent des formations spécialisées, favorisent la conciliation travail-études et permettent l’obtention d’un Baccalauréat par cumul de programmes.

Des membres du corps professoral nous présentent la structure des certificats, les diverses options de cours et les possibilités qu’offrent ces formations.

Bon visionnement ! Toutes les capsules sont disponibles sur la chaîne Youtube de la FSPD.

Benjamin Parent, diplômé du Certificat en administration des services publics, souligne que ses études l'ont notamment amené à travailler pour deux députés à titre d'attaché politique. Cette expérience en politique lui a permis de rencontrer des acteurs du secteur communautaire, de collaborer avec des fonctionnaires, ainsi que de développer un intérêt tout particulier pour les questions entourant la diversité ethnoculturelle et l'inclusion.
Meriem Boussouira, étudiante au Certificat en administration des services publics, a voulu poursuivre ses études et l'UQAM était la seule université qui offrait la flexibilité dont elle avait besoin. Lorsque Meriem terminera son certificat, elle poursuivra ses études pour obtenir un Baccalauréat par cumul de programmes, en cumulant plusieurs certificats.
Pierre Prévost, professeur associé au Département de science politique et enseignant au Certificat en gestion des services municipaux, nous explique à qui est destiné ce certificat et les possibilités qu'offre cette formation.
Sylvain Pedneault, étudiant au Certificat en administration des services publics et adjoint technique chez Hydro-Québec, était intéressé par les cours de politique de l'énergie, de politique des finances publiques et de gestion des ressources humaines dans le domaine public. Il s'est donc inscrit au certificat en administration des services publics, afin de compléter un Baccalauréat par cumul de programmes.
Maude Benoît, professeure au Département de science politique de l'UQAM et au certificat en administration des services publics, nous présente la structure du certificat, les cheminements et les cours offerts.
Francis Waddel, diplômé du Certificat en gestion des services municipaux et éducateur spécialisé, a choisi la voie du certificat pour réorienter sa carrière, afin d'évoluer comme gestionnaire dans la fonction publique.
Romain Lecler, professeur au Département de science politique de l'UQAM et responsable des certificats en administration des services publics et en gestion des services municipaux, nous présente les deux certificats et leurs nombreux avantages, dont la conciliation travail-études-famille. Vous en apprendrez plus sur la structure des certificats et les diverses options de cours.
Lingani Nalédo Gloria, étudiante au Certificat en administration des services publics, est détentrice d'un certificat en gérontologie sociale. Elle s'est inscrite au certificat en administration des services publics afin d'obtenir un Baccalauréat par cumul de programmes, puis de poursuivre sa carrière dans la fonction publique.
Stéphane Corbin, diplômé du Certificat en gestion des services municipaux, a choisi ce certificat afin de devenir gestionnaire municipal. Aujourd'hui gestionnaire à la station de traitement des eaux usées de la ville de Repentigny, le certificat lui a permis d'acquérir des connaissances primordiales pour accomplir son travail actuel.

Le Département de science politique de l’UQAM aimerait remercier toutes les personnes qui ont accepté de participer à ces capsules, ainsi que la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM. 

Sur la photo principale : Lingani Nalédo Gloria, étudiante au Certificat en administration des services publics

Fiche descriptive des certificats

Découvrez la science politique à l'UQAM : https://politique.uqam.ca/programmes-detudes/premier-cycle/

Publication de l’ouvrage collectif « Problèmes politiques contemporains »

Plusieurs membres du corps professoral du Département de science politique ont collaboré à cet ouvrage, sous la direction de Jean-Guy Prévost et Paul May.

Description

Internet menace-t-il la démocratie? Quelles politiques adopter face aux bouleversements climatiques? Le XXIe siècle sera-t-il chinois? La démocratie américaine se maintiendra-t-elle? Ces questions font l’objet de débats passionnés dans l’espace médiatique, sur les réseaux sociaux et lors de dîners entre amis. Elles renvoient à des enjeux cruciaux pour l’avenir des sociétés dans lesquelles nous vivons.

Pour en avoir une compréhension approfondie, il n’est pas suffisant de se limiter à la presse, à la télévision ou aux réseaux sociaux. En revanche, l’étude de la science politique est indispensable. Se fixant pour tâche d’analyser la vie en société sous différents angles, elle permet d’acquérir une rigueur intellectuelle essentielle pour appréhender avec discernement l’actualité.

Cet ouvrage, dont l’approche se veut plurielle, synthétique et pédagogique, est issu d’un travail collectif de personnes rattachées, à un titre ou à un autre, au Département de science politique de l’Université du Québec à Montréal. Conçu comme une introduction accessible à la science politique, il est composé de chapitres brefs, qui donnent un aperçu de la manière dont cette discipline éclaire les défis du monde contemporain.

Avec la collaboration de : Jean-Pierre Beaud, Maude Benoit, Bonnie Campbell, Elizabeth Chrun, Carole Clavier, Christophe Cloutier-Roy, Danielle Coenga-Oliveira, Yves Couture, Anne-Marie D’Aoust, Simon Dabin, Christian Deblock, Julián Durazo-Herrmann, Danny Gagné, Frédérick Gagnon, Alain-G. Gagnon, Anne-Marie Gingras, Tania Gosselin, Sylvie Goupil, Allison Harell, Nicolas Houde, Alexis Hudelot, Maya Jegen, Romain Lecler, Ting-Sheng Lin, Issiaka Mandé, Justin Massie, Nora Nagels, Geneviève Pagé, Caroline Patsias, Pierre Prévost, Michèle Rioux, Vincent Romani, Alexandre Schiele et Stéphanie Viola-Plante.

Pour en savoir plus et pour vous procurer cet ouvrage, veuillez consulter le site des Éditions JFD.



Ce que pensent Peter Bußjäger, Stephen Tierney et Francesco Palermo du plus récent livre d’Alain-G. Gagnon : Le choc des légitimités (2021) 

Maintenant traduit en allemand (2022), arabe (2022), basque (2022), catalan (2023), corse (2023), espagnol (2023) et récemment paru en anglais (2023)

“The Legitimacy Clash sheds light on the role of Indigenous peoples and ethnic minorities in federal countries. Alain-G. Gagnon’s concept of a multinational federalism is forward looking.”

Peter Bußjäger, Professor of Law, University of Innsbruck and Judge of the Constitutional Court of the Principality of Liechtenstein.

« The Legitimacy Clash éclaire le rôle des peuples autochtones et des minorités ethniques dans les pays fédéraux. Le concept d’Alain-G. Gagnon, le concept d’un fédéralisme multinational est porteur d’avenir.”

Peter Bußjäger, professeur de droit à l’Université d’Innsbruck et juge de la Cour constitutionnelle de la Principauté du Liechtenstein.

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“The Legitimacy Clash brings together Alain-G. Gagnon’s reflections over many decades on the nature of, and future for, multinational federalism. Drawing upon his unparalleled experience of Canada-Quebec relations, and embedded in a deep knowledge of comparative cases, Gagnon offers us a road map of principles and practice not only for Canada but for all multinational constitutions. This rich and engaging book is a highly significant intervention at a crucial time for diverse and complex polities.” 

Stephen Tierney, Professor of Constitutional Theory, University of Edinburgh.

The Legitimacy Clash rassemble les réflexions d’Alain-G. Gagnon sur la nature et l’avenir du fédéralisme multinational dans la longue durée. S’appuyant sur son expérience inégalée des relations entre le Canada et le Québec et sur une connaissance approfondie des cas comparatifs, Gagnon nous offre une feuille de route de principes et de pratiques non seulement pour le Canada, mais aussi pour toutes les constitutions multinationales. Ce livre riche et engageant est une intervention hautement significative à un moment crucial pour des polités diverses et complexes.”

Stephen Tierney, professeur de théorie constitutionnelle, Université d’Édimbourg.

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“The recognition and empowerment of nations in plurinational states requires that legality and legitimacy do not clash. And yet they often do, especially in the Western world. How should they be reconciled and what are the ingredients of a workable multinational federation? In this thought-provoking book, Alain-G. Gagnon completes his fascinating, life-long architecture of multinational federalism.”

Francesco Palermo, Professor of Comparative Public Law, University of Verona and Director of the Institute for Comparative Federalism, Eurac Research.

“La reconnaissance et l’habilitation des nations dans les États plurinationaux exigent que la légalité et la légitimité ne s’opposent pas. Et pourtant, elles le font souvent, notamment dans le monde occidental. Comment les réconcilier et quels sont les ingrédients d’une fédération multinationale viable ? Dans ce livre qui suscite la réflexion, Alain-G. Gagnon complète la fascinante architecture du fédéralisme multinational qu’il a construite tout au long de sa carrière.”

Francesco Palermo, professeur de droit public comparé, Université de Vérone et directeur de l’Institut du fédéralisme comparé, Eurac Research.

Pour se procurer l’ouvrage : The Legitimacy Clash

Le nationalisme constitutionnel au Canada

Écrit par David Sanschagrin (Ph.D. science politique, 2021)

Le rapatriement de la constitution au Canada, en 1982, correspond à une véritable refondation constitutionnelle. Ce moment historique est généralement perçu comme l’œuvre de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau, qui cherchait à mater le mouvement indépendantiste québécois. Or, cette interprétation est réductrice, affirme David Sanschagrin (Ph.D. science politique, 2021), auteur de l’essai Le nationalisme constitutionnel au Canada. Dans cet ouvrage, le membre du Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ) et de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes montre comment Pierre Elliott Trudeau s’est appuyé sur un scénario écrit dès les années 1930. À cette époque, des juristes réformateurs cherchent à ce que le Canada acquière sa pleine indépendance de Londres et qu’il se donne une charte des droits, à l’image du Bill of Rights américain. L’émancipation des individus égaux en droit face à un État devenant rapidement autoritaire en contexte de crise constitue l’objectif ultime du projet constitutionnel. «Noble en soi, cette quête émancipatrice se révèle néanmoins un carcan dominateur pour les nations minoritaires, souligne David Sanschagrin. Celles-ci doivent alors accepter de se fondre dans une seule nation politique canadienne.» Paru aux Presses de l’Université Laval.

« Interculturalism and the Plea for an Informal Constitution: Responding to the Challenge of Polyethnicity in Quebec »

Dans A Written Constitution for Quebec?, chapitre écrit par Alain-G. Gagnon and Arjun Tremblay

Débattre de la faisabilité et de l'opportunité de rédiger une constitution formelle pour le Québec. Alain Gagnon et Arjun Tremblay, membres du CAPCF, font ici équipe dans le cdre de ce projet collectif pour se pononcer sur cet important enjeu.

Aucun État membre de la fédération canadienne n'a codifié une constitution écrite, et la question de savoir si le Québec devrait être le premier à le faire est au coeur des débats depuis un bon moment.

Plusieurs universitaires prennent position dans le présent livre en examinant la question sous différents angles et en explorant les formes et les limites d'une constitution québécoise codifiée en se demandant justement si le Québec devrait adopter une constitution écrite.

McGill-Queen's University Press. 352 pages - ISBN 9780228013853 - 4 janvier 2023

Pour plus d'informations : https://www.mqup.ca/a-written-constitution-for-quebec--products-9780228013853.php?page_id=46&

Entretien avec Francis Dupuis-Déri dans Le Monde

Dans « Panique à l’université » (éditions Lux), son dernier livre, le politiste Francis Dupuis-Déri analyse les ressorts idéologiques de la critique du wokisme qui se répand massivement dans les médias, mais aussi chez une partie des intellectuels et des chefs d’Etat. Il explique son travail dans un entretien au journal Le Monde. 

Propos recueillis par Nicolas Truong : https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/01/09/la-charge-contre-les-etudes-sur-le-genre-et-le-racisme-menace-la-liberte-academique_6157104_3232.html

Publication de « Feminist Perspectives on Foreign Policy », d'Anne-Marie D'Aoust

Anne-Marie D'Aoust, professeure du département de science politique, vient de publier, en collaboration avec la postdoctorante Béatrice Châteauvert-Gagnon, l'entrée « Feminist Perspectives on Foreign Policy » pour la Oxford Research Encyclopedia of International Studies. Cette entrée fait l'état des travaux les plus à jour explorant les diverses perspectives féministes sur la politique étrangère, incluant, sans s'y limiter: 1) comment le le genre produit et est produit par la politique étrangère; 2)le rôle des femmes en tant que détentrices de pouvoir sexué impliquées dans les processus décisionnels et l'élaboration de la politique étrangère; 3) les politiques étrangères féministes, en tant qu'orientation politique d'État adoptée par certains gouvernements (comme la Suède ou le Canada). Les avancées queer dans ce domaine sont également couvertes.

Pour toutes les informations : https://oxfordre.com/internationalstudies/display/10.1093/acrefore/9780190846626.001.0001/acrefore-9780190846626-e-179

Appel de candidatures - Prix du livre politique

Les 𝗣𝗿𝗶𝘅 𝗱𝘂 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec sont de retour pour une 21e édition. Ce concours d’envergure récompense des auteures et auteurs ainsi que des étudiantes et étudiants universitaires de 2e et 3e cycle qui ont à cœur l’analyse de la politique québécoise d’hier et d’aujourd’hui, de ses institutions et de ses protagonistes. C’est avec une fierté renouvelée que l’Assemblée nationale souhaite mettre en valeur des écrits qui contribuent à la discussion collective et à l’enrichissement de la vie démocratique.

Pour cette 21e édition, des bourses totalisant 20 000 $ seront décernées aux gagnantes et aux gagnants des Prix de la présidence et des Prix de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant. Les personnes intéressées à poser leur candidature sont invitées à s’inscrire d’ici le 𝟐𝟕 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟐𝟎𝟐𝟑. Les finalistes seront connus au printemps 2023 et récompensés lors d’une cérémonie de remise des prix à l’hôtel du Parlement. Les lauréates et lauréats de chaque catégorie recevront, en plus de leur bourse, la Médaille de l’Assemblée nationale.

Informations : https://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/fr/549-prix-du-livre-politique#:~:text=Participez%20aux%20Prix%20du%20livre,Fondation%20Jean%2DCharles%2DBonenfant.

Département de science politique

Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

Coordonnées

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