Séminaire Érigal: «Social movements in subnational authoritarian enclaves, Facilitating democratization in Oaxaca, Mexico and Isabela, the Philippines»

Le mercredi 6 octobre aura lieu notre séminaire ÉRIGAL-UQAM « Social movements in subnational authoritarian enclaves, Facilitating democratization in Oaxaca, Mexico and Isabela, the Philippines » par Trix Van Mierlo (Université d’Innsbruck) :

  • à l’UQAM (Salle A-1715, Pavillon Aquin)
  • de 9h30 à 11h30
  • il sera retransmis sur Zoom.

Trix Van Mierlo présentera sa recherche doctorale, dans laquelle elle se penche sur le rôle des mouvements sociaux dans les enclaves autoritaires à l’échelle sous-nationale, et étudie la voie bottom-up vers la démocratisation de ces espaces. Elle combine la littérature sur la démocratisation sous-nationale avec les théories sur les mouvements sociaux et s’engage dans une démarche abductive à partir de données empiriques originales recueillies lors de terrains approfondis sur ces deux études de cas. Tout d’abord, elle a appliqué une méthode de process-tracing causal ayant pour objectif la formulation de théorie à un cas : la province d’Isabela, aux Philippines. Dans ce cas, les acteurs de la société civile ont commencé en formulant des revendications dissimulées contre le leader autoritaire au niveau sous-national. Ils ont ensuite progressivement rendues publiques leurs revendications, et facilité la démocratisation infranationale. Cette voie bottom-up est nommée le « mécanisme d’attrition ». Deuxièmement, elle a appliqué l’élaboration de séquences au cas de Oaxaca, au Mexique. Dans ce cas, les acteurs du mouvement social ont commencé par formuler des revendications ouvertes contre le leader autoritaire local. Elle soutient que ce mouvement social a constitué une cause contextuelle antérieure à la démocratisation sous-nationale menée par les partis. Les implications de ces études de cas sont que les acteurs de la société civile dans les enclaves autoritaires sous-nationales ont un rôle à jouer et peuvent utiliser des répertoires de contestation ouverts ou dissimulés pour faciliter la démocratisation à l’échelle sous-nationale. 

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