• Pourquoi choisir la science politique à l'UQAM

Nouvelle subvention obtenue, pour un groupe de recherche dirigé par Alain-G. Gagnon.

Le Groupe de recherche sur les sociétés plurinationales, dirigé par Alain-G. Gagnon, se démarque au concours Équipes au FRQSC en terminant premier au classement. La subvention obtenue, étalée sur une durée de 4 ans, est de 299 500$. Le thème central est : Citoyennetés recomposées, souverainetés et constitutionnalisme au sein des démocraties plurinationales.

La programmation s’intéresse à la manière dont la négociation et la contestation des institutions, identités et normes contribuent à transformer les régimes de citoyenneté et la souveraineté dans les démocraties plurinationales ainsi qu’aux conséquences de ces transformations sur le constitutionnalisme. Elle est structuré autour de 3 axes : les formes d’aménagement des souverainetés, des autonomies et des territoires; la négociation des identités à travers les pratiques participatives et les revendications de citoyenneté; les transformations du constitutionnalisme qui accompagnent ces processus de négociation et d’autodétermination. la programmation contribuera à une meilleure compréhension des aménagements susceptibles de se dégager de la négociation et de la contestation des institutions, identités et normes, mais aussi des mouvements et tendances qui remettent en cause le pluralisme, la diversité, et les droits des groupes historiquement discriminés. Elle permettra aussi d’étudier : 1) des pratiques d’exercice de l’autorité publique; 2) la manière dont les identités se négocient à travers les pratiques participatives et les revendications de citoyenneté; 3) les raisons pour lesquelles certaines sociétés plurinationales semblent plus résistantes face aux tensions relatives aux demandes de reconnaissance; et 4) la manière dont la reconnaissance d’ordres juridiques distincts contribuent à transformer le constitutionnalisme et l’autorité publique. Elle s’appuie sur un cadre théorique, complexe apte à prendre en compte tant les pratiques et les réponses des pouvoirs publics que leurs interactions et l’impact de ces dernières sur les institutions et les catégories normatives. L’originalité et la pertinence de notre programmation résident dans sa contribution à une meilleure compréhension des reconfigurations des régimes de citoyenneté, des formes de souveraineté et du constitutionnalisme sous la perspective conjointe des questions normatives et conceptuelles, des aménagements institutionnels et des représentations.

La programmation comporte également une importante valeur ajoutée sur le plan social dans la mesure où la reconnaissance et l’équité de l’organisation des rapports de pouvoir sont susceptibles de favoriser la stabilité des sociétés plurinationales, et où une meilleure compréhension et prise en compte des dynamiques qui à l’heure actuelle heurtent la reconnaissance est fondamentale pour aborder la complexité des enjeux actuels en cette matière. Le ressac contre les modèles pluralistes de gestion de

la diversité interpelle tous ceux qui sont soucieux d’équité, de démocratie et de stabilité, qu’ils soient chercheurs, décideurs, ou du grand public. C’est pourquoi la stratégie de mobilisation des connaissances cible tout à la fois les chercheurs (notamment politologues, juristes, philosophes), les décideurs et le grand public, et ce dans les deux langues officielles.

L’Équipe est formée de :

Antoine Bilodeau, professeur, Science politique, Université Concordia

Eugénie Brouillet, Vice-rectrice à la recherche, à la création et à l’innovation, Université Laval

Alain-G. Gagnon, professeur, Département des sciences politiques, Université du Québec à Montréal

Dimitrios Karmis, professeur agrégé, Études politique, Université d’Ottawa

Guy Laforest, directeur général, École d’Administration publique

André Lecours, professeur titulaire, Études politiques, Université d’Ottawa

Dominique Leydet, professeure, Département de philosophie, Université du Québec à Montréal

Jocelyn Maclure, professeur titulaire, Faculté de Philosophie, Université Laval

Geneviève Motard, professeure agrégée, Faculté de droit, Université Laval

Geneviève Nootens, professeure, Département des sciences humaines, Université du Québec à Chicoutimi

Martin Papillon, professeur agrégé, Département de science politique, Université de Montréal

Johanne Poirier, professeur titulaire, Faculté de droit, McGill 

François Rocher, professeur titulaire, Études politiques, Université d’Ottawa

James Tully, professeur émérite, Science politique, Université of Victoria

Luc Turgeon, professeur agrégé, Études politiques, Université d’Ottawa

Département de science politique

Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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