Appel de communication : Populisme, média et journalisme

V. 17, n. 3, 2021

Direction: Julián Durazo Herrmann (Université du Québec à Montréal, Canada), Tania Gosselin (Université du Québec à Montréal), Allison Harell (Université du Québec à Montréal, Canada)

Les pratiques et discours populistes font partie intégrante de la politique dans toutes les régions du monde. La rhétorique populiste est omniprésente dans les campagnes électorales et colore les politiques de nombreux partis au pouvoir alors que des forces populistes ont imposé des changements politiques importants dans des nombreux domaines, de l’immigration à la santé reproductive. Bien qu’il existe plusieurs définitions du populisme s’inscrivant dans diverses perspectives, nombre d’entre elles mettent en avant deux notions. Tout d’abord, celle d’un peuple authentique et vertueux; ensuite, la méfiance à l’égard des élites. Les contours du peuple et de l’identité des élites en question varient selon les contextes de même que les positions idéologiques des tenants du populisme.

Le populisme se manifeste à plusieurs niveaux : l’opinion publique peut faire écho à des positions populistes; les médias traditionnels et sociaux peuvent véhiculer des discours populistes; les partis et les mouvements politiques ainsi que leurs leaders peuvent être associés à des agendas populistes. La notion de populisme est polysémique et regorge de contradictions empiriques, pour ne rien dire des débats théoriques l’entourant.

La mouvance populiste privilégie les contacts directs avec « le peuple », notamment via les médias sociaux, confronte les médias traditionnels, propose des « faits alternatifs, ou cherche même à limiter la liberté d’expression [‘confrontation avec les libertés/garanties’ est un peu moins clair dans l’ajout, j’y vais avec mon interprétation]. De Donald Trump à Jair Bolsonaro en passant par Viktor Orbán et Rodrigo Duterte, les leaders populistes remettent en question le rôle fondamental des médias et du journalisme en politique. Les manifestations de ce populisme sont perceptibles sur le plan discursif de même qu’au sein des dynamiques socio-politiques.

Ce numéro spécial vise à réunir des contributions explorant les relations complexes entre populisme, médias et journalisme à tous ces niveaux, pris séparément ou en combinaison. Plusieurs questions peuvent être abordées; par exemple, et sans vouloir être limitatifs, comment les médias couvrent-ils le partis populistes et quel rôle jouent les journalistes dans la (dé)légitimation de leurs idées ? Comment les discours populistes influencent-ils la compétition partisane ? Comment la rhétorique populiste, dans un contexte donné, conçoit-elle les élites et le peuple ?

Nous sollicitons des articles produits par des chercheuses, chercheurs de toutes les disciplines en sciences humaines et sociales s’intéressant aux liens entre populisme, médias et journalisme. À l’intérieur de ce large spectre, les propositions pourront cibler des objets de recherche spécifiques et privilégier tous arrimages disciplinaires, méthodologiques, géographiques ou temporels susceptibles de contribuer à la fois à la réflexion théorique et à la recherche empirique sur le sujet du numéro spécial. Les articles retenus pourront être fondés sur une méthode quantitative, qualitative ou mixte. Les terrains étudiés devront être analysés de manière originale afin de montrer leur contribution aux thématiques croisées du populisme, du journalisme et des médias. Ils s’inscriront, le cas échéant, dans une logique de généralisation.

Sans privilégier une approche ou une autre, l’objectif ultime du numéro est d’offrir aux lectrices, lecteurs un débat interdisciplinaire constructif, méthodologiquement et théoriquement riche afin d’approfondir la connaissance des nombreuses facettes du phénomène social qu’est le populisme.

Les articles doivent compter entre 40 000 et 55 000 caractères (environ 30 pages) et sont attendus le 31 mars 2020. BJR accepte les manuscrits en portugais, espagnol, français et anglais. Les autrices, auteurs qui soumettront un manuscrit en portugais, espagnol en ou français s’engagent à fournir la traduction anglaise un mois après réception de la notice d’acceptation pour publication.

Les manuscrits doivent être soumis par le biais de la plateforme électronique  de la revue: http://bjr.sbpjor.org.br

Pour toutes questions, communiquez avec bjr@gmail.com

Instructions pour les auteurs : : http://bjr.sbpjor.org.br/bjr/aboutsubmissions#authorGuidelines

Date de soumission des manuscrits: 31 mars 2021

Notice d’acceptation pour publication: 30 août 2021

Date de publication: 30 décembre 2021


English : Call for papers

Call for Papers

V. 17, n. 3,  2021

Populism, Media and Journalism

Editors: Julián Durazo Herrmann (Université du Québec à Montréal, Canada), Tania Gosselin (Université du Québec à Montréal), Allison Harell (Université du Québec à Montréal, Canada)

Populist practices and discourses have shaped contemporary politics in profound ways in every corner of the world. Populist rhetoric has flourished in some corners of public opinion and become ubiquitous in recent elections while populist forces have imposed important policy shifts in many issue areas, from immigration to reproductive health. While multiple definitions of populism exist, two defining features of populism are largely shared across perspectives. First, populism has at its core a belief in an authentic, righteous people – be it defined by class, race or other markers. Second, populism is defined by a profound distrust of elites, although who these elites are varies by context and by the ideological positions of its proponents.

Populism can also be thought about at multiple levels: public opinion can espouse populist beliefs, populist discourses can dominate both traditional media and social media coverage, and parties, leaders and movements can carry populist agendas. Populism is polysemic and full of empirical contradictions, not to speak of the theoretical debates surrounding it.

Through direct contacts between the leader and “the people”, promoting confrontations with traditional media, using fake news and “alternative facts” or harnessing elements of social media, populist movements and leaders—be they Trump and Bolsonaro or Orbán and Duterte— systematically call into question the very nature of media and journalism and their role in politics. These changes are visible on both a discursive level and in socio-political dynamics.

In this special issue, we seek contributions that engage with the complex relationships between populism, media and journalism on each of these levels, and we are particularly interested in papers that explicitly seek to explore populism across these levels. How does the media cover populist parties and what role do journalists play in (de)legitimizing populist ideas? How do populist discourses shape and reshape party competition in hyper-mediated environments? How do we understand the nature of populist rhetoric in a given context, in terms of its evolution, the way in which elites are constructed, and the way in which the authentic people is defined? How have populist movements constructed the media and journalists?

We welcome submissions from researchers across the social sciences who are interested in the interstice populism, media and journalism. Submissions that focus on specific research questions or contexts, as well as contributions from a variety of disciplinary and methodological approaches are all welcome. Historical or contemporary contributions focused on any geographic area that contribute to the theoretical and empirical study of populism are encouraged to apply for this special issue. Qualitative, quantitative and mixed approaches will be considered. Case studies should be original and clearly show how they contribute to our understanding of the intersection of media, populism and journalism. Articles should clearly present and discuss their epistemological, theoretical and methodological approach and, if applicable, the extent it generalises beyond the cases studied.

Without privileging any particular approach, our ultimate goal is a special issue that offers readers a theoretically and methodologically rich discussion that will further our understanding the broader phenomenon of populism.

Articles should be 40,000 to 55,000 characters (about 30 pages) and should be submitted by March 31, 2020. BRJ accepts manuscripts in Portuguese, Spanish, French and English.  Authors who submit their articles in Portuguese, Spanish or French will be required to provide an English translation within one month of acceptance of the final version. 

Manuscripts are only accepted via the journal’s online platform: http://bjr.sbpjor.org.br

Any questions should be directed to bjr@gmail.com.

Author guidelines: http://bjr.sbpjor.org.br/bjr/aboutsubmissions#authorGuidelines

Submission deadline: March 31, 2021

Notification of acceptance: August 30, 2021

Expected publication date: December 30, 2021

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