Auteur : saintonge_c

Mise en ligne de trois livres en libre accès

parus dans la collection Politeia.

De concert avec le Centre d’analyse politique : constitution – fédéralisme, le Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie et le Groupe de recherche sur les sociétés plurinationales, la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes (CREQC) lance un projet de mise en ligne d’une vingtaine de livres en libre accès. Aujourd’hui, nous mettons en ligne trois ouvrages parus dans la collection Politeia aux Presses de l’Université du Québec – que nous remercions chaleureusement pour leur appui à la présente initiative.


Le nouvel ordre constitutionnel canadien

Du rapatriement de 1982 à nos jours

Sous la direction de François Rocher , Benoît Pelletier


Retour sur les États généraux du Canada français

Continuités et ruptures d’un projet national

Sous la direction de Jean-François Laniel , Joseph Yvon Thériault


La sociologie historique

Traditions, trajectoires et débats

Auteur : Frédérick Guillaume Dufour


Au cours des prochaines semaines, des livres publiés par les Presses de l’Université Laval, Québec Amérique et les Presses Peter Lang seront mis en accès libre. Nous remercions chacune de ces maisons d’édition de son appui.

Ces livres ont en commun de traiter de l’apport du pluralisme communautaire, idéologique, politique, culturel et philosophique à l’avancement et à l’approfondissement des pratiques démocratiques.

Bonne lecture !

Alain-G. Gagnon

Source : CREQC

La réforme du mode de scrutin au Québec

Trajectoires gouvernementales et pistes de réflexion

Auteur : Julien Verville

Collection : Politeia

Résumé
Au Québec, le mode de scrutin employé est le scrutin majoritaire uninominal à un tour. Il s’agit de l’un des modes de scrutin reconnu comme le moins désirable puisqu’il produit de fortes distorsions électorales et cause à l’occasion des anomalies dans les résultats électoraux. Depuis 1970, le Parti québécois et le Parti libéral du Québec se sont engagés à plusieurs reprises à réformer le mode de scrutin. S’alternant au pouvoir sans partage depuis plus de 40 ans, ces deux partis ont eu quelques occasions de mettre en place les réformes électorales promises, mais n’ont pas agi sur cette question.  En 2018, une page s’est tournée dans le système partisan québécois et un nouveau gouvernement de la Coalition Avenir Québec fut élu. Le premier ministre, François Legault, a lui aussi promis de réformer le mode de scrutin; un engagement réitéré à maintes occasions.

Le débat sur la question est bien relancé et le présent ouvrage arrive à point pour participer à la discussion collective. Proposant une analyse théorique, empirique et normative, ce livre veut expliquer pourquoi les gouvernements québécois n’ont pas réformé le mode de scrutin jusqu’à ce jour et souhaite mettre en lumière les obstacles auxquels risque de faire face cette réforme au sein du gouvernement. Présentant plusieurs données qui n’avaient pas été publiées à ce jour, cet ouvrage s’appuie entre autres sur des entretiens avec des responsables politiques et sur les délibérations du Conseil des ministres.

Pour plusieurs citoyens, le mode de scrutin demeure une institution invisible, dont ils connaissent peu les mécanismes. Toutefois, il importe de s’y intéresser puisqu’il joue un rôle politique central dans une démocratie représentative en permettant de relier les préférences de la population aux choix politiques des gouvernements. En lisant cet ouvrage, tous pourront comprendre les aboutissants de cette réforme s’ils veulent la voir se concrétiser au Québec.

Source : Presses de l’Université du Québec

Managing Immigration in the Canadian Federation: The Case of Quebec

Par: Pierre-Loup BeauregardAlain-G. Gagnon et Jean-Denis Garon
International Affairs and Canadian Migration Policy (2020), en ligne.

Résumé :

Le Québec est la seule province qui bénéficie d’un accord formel de décentralisation avec le gouvernement fédéral dans le domaine de l’immigration. Cet accord permet au gouvernement provincial du Québec de sélectionner ses immigrants de la catégorie économique, mais pas les réfugiés ou les immigrants associés au programme de réunification familiale. Ce chapitre explique le contexte dans lequel une telle décentralisation asymétrique s’est progressivement mise en place. Dans un premier temps, les auteurs décrivent les fondements constitutionnels et l’évolution historique des pouvoirs législatifs provinciaux et fédéraux en matière de politiques d’immigration. Ensuite, ils donnent un aperçu des circonstances politiques et historiques qui ont amené Ottawa à accorder des pouvoirs supplémentaires au Québec. Les auteurs discutent également des principales raisons qui ont amené le Québec à demander plus de décentralisation. Parmi ces raisons figurent la spécificité linguistique du Québec, ainsi que son approche interculturelle distincte de l’intégration, qui contraste avec la politique canadienne du multiculturalisme. Après avoir évalué les plus récents développements des politiques d’immigration du Québec, les auteurs offrent quelques comparaisons internationales suggérant que le système asymétrique Canada-Québec est un modus operandiunique et qui, au Canada, donne au Québec une voix distincte en ce qui a tait au processus de sélection des immigrants. 

La CREQC prête à affronter les nouveaux défis

La Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes (CREQC) s’enorgueillit des succès et des réalisations de ses étudiant.e.s dont plusieurs ont complété leur programme d’études au cours de l’année 2019-2020.

Qu’il me soit tout d’abord permis de féliciter Olivier De Champlain, mon adjoint depuis 15 ans déjà, dont les nombreux mérites ont été reconnus par le Fonds québécois de recherche sur la société et la culture en lui attribuant en juin 2020 un prix d’excellence à titre de professionnel de recherche de premier plan. Ce prix récompense son importante contribution à la recherche, à la mobilisation des connaissances et à la formation de la relève de même que son soutien à quatre unités de recherche – le CRIDAQ, le GRSP, le CAPCF et la CREQC. https://creqc.uqam.ca/nouvelles/prix-dexcellence-des-professionel-le-s-de-recherche-olivier-de-champlain-recompense/

Chapeau bas à Marc-André HouleJean Rémi Carbonneau et Félix Mathieu qui ont soutenu leur thèse avec brio au cours de la dernière année. Leurs thèses portaient respectivement sur des questions cruciales pour le vivre ensemble au sein de démocraties libérales avancées: La reconversion industrielle des régions québécoises : les expériences de Sorel-Tracy et de Drummondville (Marc-André Houle); Les traditions étatiques et la légitimation des langues minoritaires dans les systèmes fédéraux : les trajectoires de la Lusace et des Pays catalans (Jean Rémi Carbonneau); Les nations fragiles : trajectoires sociopolitiques comparées (Félix Mathieu).

Nos félicitations vont aussi à Gustavo Santafé, Jonathan Chartier, Nicolas Roussel et Charles Gascon qui ont complété leur formation au 2e cycle en rédigeant un mémoire ou un travail de longue haleine traitant respectivement des sujets suivants : Le parti Libéral du Québec et l’enjeu constitutionnel: autonomie, reconnaissance, habilitation (1960-2018) (mémoire de Gustavo Santafé); Le projet politique de souveraineté au Québec: une perspective générationnelle (mémoire de Jonathan Chartier); La francophonie canadienne: une lutte sur plusieurs fronts (travail de Nicolas Roussel); Les limites au projet interculturel québécois: le cas de l’éducation (travail de Charles Gascon).

Je tiens à souhaiter la bienvenue à deux nouveaux étudiants et à ceux qui se joindront à l’équipe en cours d’année universitaire. Gaël Rajotte-Soucy (BA, Université Laval) et d’Audrey-Anne Blanchet (MA, Université de Sherbrooke) rejoignent une équipe dynamique et inspirante. Ce sera un plaisir de les accompagner dans la rédaction d’un mémoire traitant des enjeux identitaires et d’une thèse faisant le point sur la gestion de la diversité au sein des États complexes.

Plus de 200 000$ en bourses d’excellence et publications foisonnantes

Les étudiant.e.s associé.e.s à la CREQC se sont distingué.e.s en obtenant des bourses et en publiant livres, articles et numéros de revues scientifiques.

Chez les étudiants à la maîtrise, David Carpentier commencera une formation de 3e cycle à l’Université d’Ottawa sous la direction de François Rocher. David a obtenu une bourse du CRSH de même qu’une bourse du 50e de l’UQAM. Julien Verville publiera au PUQ son mémoire actualisé portant sur la réforme du mode de scrutin au Québec. Cette publication fait suite à l’obtention de la Bourse Jean-Charles-Bonenfant pour avoir rédigé le meilleur mémoire au concours du Prix du livre politique 2019 de l’Assemblée nationale du Québec.

Par ailleurs, Charles Gascon et Gustavo Santafé ont complété leur formation de 2e cycle. Charles a accepté un emploi sur la colline du Parlement à Ottawa alors que Gustavo a amorcé un programme de 3e cycle au département de science politique à l’UQAM.

La récolte a été abondante du côté de nos doctorant.e.s et postdoctorants. Catherine Viens a reçu une bourse du Conseil de recherche en sciences humaines. Jeremy Elmerich a obtenu une bourse d’excellence de l’IEIM-Banque Scotia et une autre marquant le 50e de l’UQAM. Une bourse d’excellence du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec a été décernée à Oscar Berg, en tant qu’étudiant étranger. La doctorante Audrey-Anne Blanchet est la lauréate de la bourse d’accueil de la CREQC. Le doctorant Guillaume Lamy (boursier du FRQSC 2017) est le lauréat d’avril 2020 pour le Prix Relève étoile Paul-Gérin-Lajoie du FRQSC.

Pour sa part, Marc-André Houle a obtenu une bourse de la fondation Maurice-Séguin pour publier sa thèse aux PUQ. Il vient d’accepter un poste d’Agent au Fonds Écoleader. Il aura pour fonction d’orienter les gestionnaires d’entreprises pour la région Centre-du-Québec. Félix Mathieu s’est vu accorder une bourse postdoctorale du Conseil de recherche en sciences humaines pour poursuivre ses recherches sous la direction de l’éminent politologue Ferran Requejo de l’Universitat Pompeu Fabra (Barcelone).

Le postdoctorant Benoît Morissette a reçu une bourse postdoctorale du Fonds de recherche du Québec en société et culture et poursuivra ses recherches sous la direction de Patrick Turmel au département de philosophie de l’Université Laval. Didier Zuniga poursuivra sa formation au département de philosophie de l’Université McGill sous la direction de Hasana Sharp grâce à une bourse postdoctorale du CRSH. Dave Guénette, associé de recherche à la CREQC depuis 2018, ira compléter une formation postdoctorale à la Faculté de droit de l’Université McGill sous la direction de Johanne Poirier grâce à une bourse du Fonds québécois de recherche sur la société et la culture.

Nos étudiants se sont démarqués aussi en publiant des ouvrages dans les presses universitaires. Soulignons les publications suivantes :

Il me fait grand plaisir de souligner que le livre de Valérie Vézina, Une île, une nation. Le nationalisme insulaire à la lumière des cas de Terre-Neuve et Puerto Rico aux Presses de l’Université du Québec a été finaliste au titre de meilleur ouvrage répertorié en langue française, en 2019-2020, par l’Association canadienne de science politique. Il s’agit de la version enrichie de sa thèse rédigée à la CREQC laquelle avait été finaliste à titre de meilleure thèse en science politique au concours de l’Association canadienne de science politique : https://www.puq.ca/catalogue/livres/une-ile-une-nation-3189.html

Prochaines activités

Il est trop tôt pour arrêter avec certitude les activités au programme pour cette année.

La CREQC en association avec le Centre d’analyse politique : Constitution – Fédéralisme (CAPCF) prévoit amorcer l’année universitaire avec une grande conférence de Patricia Popelier (Université d’Anvers) portant sur les dynamiques propres au fédéralisme. Parmi les autres activités projetées, il y aura à la mi-décembre une conférence de Noura Karazivan de la faculté de droit de l’Université de Montréal sur l’évolution de la fédération canadienne d’une perspective juridique.

Nos collaborations avec les collègues Joxerramon Bengoetxea (Université des Pays basques), Jose Maria Sauca (Carlos III de Madrid), Jean-François Daoust (U. Édimbourg), Arjun Tremblay (U. Regina), Yasmeen Abu-Laban (U. Alberta), James Bickerton (St. Francis Xavier), Francesco Palermo (European Academy, Bolzano) et Jean-Denis Garon (ESG-UQAM) s’intensifient et donneront lieu à des colloques et à de nouvelles publications à court et à moyen termes.

Enfin, les travaux de la CREQC se concrétiseront cet automne avec la parution de trois manuels avec arbitrage. Ces projets éditoriaux sont nés de trois collaborations interuniversitaires : la 7e édition de Canadian Politics (avec James Bickerton, University St. Francis Xavier) à University of Toronto Press https://utorontopress.com/ca/canadian-politics-seventh-edition-4 ; L’avenir du fédéralisme canadien : acteurs et institutions (avec Johanne Poirier, Université McGill) en version française aux Presses de l’Université Laval et, en version anglaise, à McGill-Queen’s University Press https://www.mqup.ca/canadian-federalism-and-its-future-products-9780228001973.php de même que 50 Déclinaisons de fédéralisme avec Félix Mathieu et Dave Guénette aux Presses de l’Université du Québec. Ce dernier projet éditorial couronne une initiative que j’ai lancée en 2018 avec mes collègues Soeren Keil et Paul Anderson de Christ Church University de Canterbury. Aujourd’hui chacune de ces déclinaisons est généralement téléchargeable gracieusement en anglais, birman, catalan et en français.

J’en profite enfin pour vous inviter à vous inscrire à mon cours de 2e et de 3e cycles consacré aux Questions politiques canadiennes et québécoises que j’offrirai à l’automne 2020. Ce sera un plaisir de vous y accueillir et de vous accompagner dans la concrétisation de vos projets. Je vous souhaite une année universitaire 2020-2021qui soit à la hauteur de vos passions et de vos aspirations.

Alain-G. Gagnon
Titulaire

Appel à candidatures pour stage postdoctoral en science politique ou en droit

Date limite : 30 octobre 2020
Début du stage :
 janvier 2021

La Faculté de science politique et de droit (FSPD) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) offre un stage postdoctoral à temps plein de 12 mois. La FSPD, composée du département de science politique, du département des sciences juridiques et de l’Institut des études internationales de Montréal (IEIM), accueille plusieurs chaires, centres et groupes de recherche qui sont animés par plus de 70 professeures et professeurs.

La FSPD encourage les projets interdisciplinaires mettant l’accent sur la science politique et le droit. Avant de déposer sa candidature, la candidate ou le candidat doit identifier un membre du corps professoral œuvrant dans son champ de recherche et disponible pour encadrer le stage.

(https://politique.uqam.ca/le-departement/professeurs-reguliers/) (https://juris.uqam.ca/equipe-enseignante/professeurs-reguliers/)

La FSPD s’engage à offrir :

  • 35 000$ versé sous forme de salaire;
  • l’accès à un poste de travail;
  • l’accès aux services de la bibliothèque de l’UQAM;
  • des ateliers de formation réservés aux stagiaires postdoctoraux de l’UQAM.

La ou le stagiaire s’engage à :

  • effectuer un projet de recherche en conformité avec la proposition soumise lors du concours;
  • mener des travaux de recherche à temps plein pendant la durée du stage postdoctoral;
  • présenter ses travaux en cours au sein de la FSPD;
  • assurer, dans la mesure du possible, une présence régulière, y compris virtuelle, au sein de l’université.

Critères d’admissibilité :

  • avoir soutenu sa thèse entre le 30 octobre 2018 et le 1er janvier 2021, ou plus tôt en cas d’arrêt de travail justifié (par exemple, congé parental);
  • ne pas être titulaire d’un autre emploi ou d’une bourse postdoctorale pendant la durée du séjour à la FSPD;
  • citoyenneté canadienne, résidence permanente ou permis de travail valide au moment du dépôt de la demande.

Le dossier de candidature contient les documents suivants :

  • CV;
  • relevés de notes des études supérieures;
  • le projet de recherche envisagé pour le stage (3 pages);
  • 2 lettres de recommandation;
  • 1 lettre d’un membre du corps professoral de la FSPD, confirmant son engagement à encadrer le stage postdoctoral;
  • preuve que la thèse a été soutenue ou est sur le point de l’être.

Critères d’évaluation :

  • originalité et contribution potentielle du projet de recherche;
  • faisabilité du projet dans le délai de 12 mois;
  • pertinence de la FSPD comme lieu d’accueil;
  • concordance entre le projet de recherche et l’expertise du membre du corps professoral;
  • dossier de réalisations.

Contact & dépôt du dossier :
François Laplante-Lévesque
Conseiller à la recherche
Courriel : laplante-levesque.francois@uqam.ca

Modération ou extrémisme? Regards critiques sur la loi 21

Sous la direction de : Leila CelisDia DabbyDominique LeydetVincent Romani

Le but des auteurs est de favoriser une prise de conscience des enjeux de Loi 21 afin de manifester une solidarité nécessaire avec celles et ceux qui se trouvent affectés par une loi qui porte d’abord atteinte à leur liberté fondamentale d’exprimer et de pratiquer leur foi.

Appel de communication : Populisme, média et journalisme

V. 17, n. 3, 2021

Direction: Julián Durazo Herrmann (Université du Québec à Montréal, Canada), Tania Gosselin (Université du Québec à Montréal), Allison Harell (Université du Québec à Montréal, Canada)

Les pratiques et discours populistes font partie intégrante de la politique dans toutes les régions du monde. La rhétorique populiste est omniprésente dans les campagnes électorales et colore les politiques de nombreux partis au pouvoir alors que des forces populistes ont imposé des changements politiques importants dans des nombreux domaines, de l’immigration à la santé reproductive. Bien qu’il existe plusieurs définitions du populisme s’inscrivant dans diverses perspectives, nombre d’entre elles mettent en avant deux notions. Tout d’abord, celle d’un peuple authentique et vertueux; ensuite, la méfiance à l’égard des élites. Les contours du peuple et de l’identité des élites en question varient selon les contextes de même que les positions idéologiques des tenants du populisme.

Le populisme se manifeste à plusieurs niveaux : l’opinion publique peut faire écho à des positions populistes; les médias traditionnels et sociaux peuvent véhiculer des discours populistes; les partis et les mouvements politiques ainsi que leurs leaders peuvent être associés à des agendas populistes. La notion de populisme est polysémique et regorge de contradictions empiriques, pour ne rien dire des débats théoriques l’entourant.

La mouvance populiste privilégie les contacts directs avec « le peuple », notamment via les médias sociaux, confronte les médias traditionnels, propose des « faits alternatifs, ou cherche même à limiter la liberté d’expression [‘confrontation avec les libertés/garanties’ est un peu moins clair dans l’ajout, j’y vais avec mon interprétation]. De Donald Trump à Jair Bolsonaro en passant par Viktor Orbán et Rodrigo Duterte, les leaders populistes remettent en question le rôle fondamental des médias et du journalisme en politique. Les manifestations de ce populisme sont perceptibles sur le plan discursif de même qu’au sein des dynamiques socio-politiques.

Ce numéro spécial vise à réunir des contributions explorant les relations complexes entre populisme, médias et journalisme à tous ces niveaux, pris séparément ou en combinaison. Plusieurs questions peuvent être abordées; par exemple, et sans vouloir être limitatifs, comment les médias couvrent-ils le partis populistes et quel rôle jouent les journalistes dans la (dé)légitimation de leurs idées ? Comment les discours populistes influencent-ils la compétition partisane ? Comment la rhétorique populiste, dans un contexte donné, conçoit-elle les élites et le peuple ?

Nous sollicitons des articles produits par des chercheuses, chercheurs de toutes les disciplines en sciences humaines et sociales s’intéressant aux liens entre populisme, médias et journalisme. À l’intérieur de ce large spectre, les propositions pourront cibler des objets de recherche spécifiques et privilégier tous arrimages disciplinaires, méthodologiques, géographiques ou temporels susceptibles de contribuer à la fois à la réflexion théorique et à la recherche empirique sur le sujet du numéro spécial. Les articles retenus pourront être fondés sur une méthode quantitative, qualitative ou mixte. Les terrains étudiés devront être analysés de manière originale afin de montrer leur contribution aux thématiques croisées du populisme, du journalisme et des médias. Ils s’inscriront, le cas échéant, dans une logique de généralisation.

Sans privilégier une approche ou une autre, l’objectif ultime du numéro est d’offrir aux lectrices, lecteurs un débat interdisciplinaire constructif, méthodologiquement et théoriquement riche afin d’approfondir la connaissance des nombreuses facettes du phénomène social qu’est le populisme.

Les articles doivent compter entre 40 000 et 55 000 caractères (environ 30 pages) et sont attendus le 31 mars 2020. BJR accepte les manuscrits en portugais, espagnol, français et anglais. Les autrices, auteurs qui soumettront un manuscrit en portugais, espagnol en ou français s’engagent à fournir la traduction anglaise un mois après réception de la notice d’acceptation pour publication.

Les manuscrits doivent être soumis par le biais de la plateforme électronique  de la revue: http://bjr.sbpjor.org.br

Pour toutes questions, communiquez avec bjr@gmail.com

Instructions pour les auteurs : : http://bjr.sbpjor.org.br/bjr/aboutsubmissions#authorGuidelines

Date de soumission des manuscrits: 31 mars 2021

Notice d’acceptation pour publication: 30 août 2021

Date de publication: 30 décembre 2021


English : Call for papers

Call for Papers

V. 17, n. 3,  2021

Populism, Media and Journalism

Editors: Julián Durazo Herrmann (Université du Québec à Montréal, Canada), Tania Gosselin (Université du Québec à Montréal), Allison Harell (Université du Québec à Montréal, Canada)

Populist practices and discourses have shaped contemporary politics in profound ways in every corner of the world. Populist rhetoric has flourished in some corners of public opinion and become ubiquitous in recent elections while populist forces have imposed important policy shifts in many issue areas, from immigration to reproductive health. While multiple definitions of populism exist, two defining features of populism are largely shared across perspectives. First, populism has at its core a belief in an authentic, righteous people – be it defined by class, race or other markers. Second, populism is defined by a profound distrust of elites, although who these elites are varies by context and by the ideological positions of its proponents.

Populism can also be thought about at multiple levels: public opinion can espouse populist beliefs, populist discourses can dominate both traditional media and social media coverage, and parties, leaders and movements can carry populist agendas. Populism is polysemic and full of empirical contradictions, not to speak of the theoretical debates surrounding it.

Through direct contacts between the leader and “the people”, promoting confrontations with traditional media, using fake news and “alternative facts” or harnessing elements of social media, populist movements and leaders—be they Trump and Bolsonaro or Orbán and Duterte— systematically call into question the very nature of media and journalism and their role in politics. These changes are visible on both a discursive level and in socio-political dynamics.

In this special issue, we seek contributions that engage with the complex relationships between populism, media and journalism on each of these levels, and we are particularly interested in papers that explicitly seek to explore populism across these levels. How does the media cover populist parties and what role do journalists play in (de)legitimizing populist ideas? How do populist discourses shape and reshape party competition in hyper-mediated environments? How do we understand the nature of populist rhetoric in a given context, in terms of its evolution, the way in which elites are constructed, and the way in which the authentic people is defined? How have populist movements constructed the media and journalists?

We welcome submissions from researchers across the social sciences who are interested in the interstice populism, media and journalism. Submissions that focus on specific research questions or contexts, as well as contributions from a variety of disciplinary and methodological approaches are all welcome. Historical or contemporary contributions focused on any geographic area that contribute to the theoretical and empirical study of populism are encouraged to apply for this special issue. Qualitative, quantitative and mixed approaches will be considered. Case studies should be original and clearly show how they contribute to our understanding of the intersection of media, populism and journalism. Articles should clearly present and discuss their epistemological, theoretical and methodological approach and, if applicable, the extent it generalises beyond the cases studied.

Without privileging any particular approach, our ultimate goal is a special issue that offers readers a theoretically and methodologically rich discussion that will further our understanding the broader phenomenon of populism.

Articles should be 40,000 to 55,000 characters (about 30 pages) and should be submitted by March 31, 2020. BRJ accepts manuscripts in Portuguese, Spanish, French and English.  Authors who submit their articles in Portuguese, Spanish or French will be required to provide an English translation within one month of acceptance of the final version. 

Manuscripts are only accepted via the journal’s online platform: http://bjr.sbpjor.org.br

Any questions should be directed to bjr@gmail.com.

Author guidelines: http://bjr.sbpjor.org.br/bjr/aboutsubmissions#authorGuidelines

Submission deadline: March 31, 2021

Notification of acceptance: August 30, 2021

Expected publication date: December 30, 2021

Nouveau numéro pour Revista Lüvo

Dans cette édition, nous rassemblons des réflexions, des critiques, des récits, des expériences, des dessins, des photographies, de la musique sous le thème “Toujours insurgé-es” : Féminismes et militantisme”.

La couverture de la revue, puissante et d’une beauté exceptionnelle, a été créée par Danielle Camurça. Elle rend hommage à celles qui ont toujours été des insurgées dans leurs espaces, territoires, locis ou corps. Particulièrement, à trois femmes qui ont été tuées pour leur activisme politique, Berta Cáceres (Honduras), Marielle Franco (Brésil) et Mariana Paéz (Colombie). Dans ce numéro, nous rassemblons des féministes qui parlent de leur militance, qui nous ont donné des outils subversifs afin de remettre en question de l’ordre établi.

Cette édition de la revue Lüvo nous invite à s’interroger sur la façon dont nous transformons nos vies à partir des diverses formes de militance féministe.

Revue en ligne :
https://fr.calameo.com/read/00481305978096d3a850f

Pour voir la revue en PDF, vous pouvez la télécharger directement de notre site web: 
https://fundacionluvo.org/publicaciones/revista-luvo/

Enfin, la publication sur Facebook se trouve ici


Priscyll Anctil Avoine, doctorante au département de science politique est  directrice principale de la Fundación Lüvo et éditrice au sein d’un collectif féministe de la Revista Lüvo.

Appel de proposition : DIALOGUE

DIALOGUE : 2e édition du programme de soutien à la communication scientifique auprès du grand public

Le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, a le plaisir d’annoncer que les Fonds de recherche du Québec (FRQ) lancent la deuxième édition du programme DIALOGUE, un programme de soutien à la communication scientifique auprès du grand public. DIALOGUE – Volet Chercheurs et chercheuses et DIALOGUE – Volet Relève étudiante visent à reconnaître et à soutenir les chercheurs et les chercheuses ainsi que la relève étudiante qui font ou qui désirent faire de la communication scientifique auprès du grand public.

Avec ce programme, les FRQ souhaitent encourager la communauté scientifique à interagir avec le grand public à propos de ses travaux, ses résultats, sa démarche scientifique, afin de susciter de l’intérêt et une meilleure compréhension de la science. Ce programme s’inscrit en droite ligne avec les orientations stratégiques des FRQ. 

Ainsi, dès mars 2021 :

  • Volet Chercheurs et chercheuses : six lauréates ou lauréats, soit deux pour chaque secteur de recherche couvert par les FRQ, seront sélectionnés et recevront un financement d’un maximum de 40 000 $, pour une durée maximale de 18 mois.
    Date limite (avis ou lettre d’intention) : 9 septembre 2020, 16 h 30
    Date limite – demande : 2 décembre 2020, 16h30
     
  • Volet Relève étudiante : douze lauréates et lauréats, soit quatre pour chaque secteur de recherche couvert par les FRQ, seront sélectionnés et recevront 5 000 $ pour une durée maximale de 1 an.
    Date limite – avis d’intention (les regroupements stratégiques, centres ou instituts de recherche ou réseaux de recherche doivent informer les FRQ des candidatures retenues) :
    7 octobre 2020, 16h30
    Date limite – demande : 1er décembre 2020, 16h30

Consulter la page Web du Volet Chercheurs et chercheuses
Consulter la page Web du Volet Relève étudiante

Renseignements

Michaël Bernier
Chargé de programmes
Fonds de recherche du Québec – Santé
514 873-2114, poste 1231

Département de science politique

Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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