• Pourquoi choisir la science politique à l'UQAM

Auteur : Ayrault, Romain

La politique étrangère russe en Afrique

Quelles sont les stratégies d’influence de Moscou sur le continent ?

Conférence-midi jeudi 24 novembre proposée par la Chaire Raoul Dandurand et le GIERSA

Les mutations de la politique étrangère russe en Afrique

Descriptif :

Dans les années 1960, l’URSS se présentait comme un allié dans les luttes pour l’accès à l’indépendance sur le continent africain, puis comme un partenaire majeur alternatif aux puissances occidentales. Depuis le début des années 2010, la Russie de Vladimir Poutine est « de retour » sur le continent africain, à travers des accords de partenariat, des investissements et une diplomatie officielle. Ce « retour » s’accompagne par ailleurs de pratiques plus officieuses en particulier via les engagements de la société militaire privée « Wagner » déployés dans les pays marqués par l’insécurité et forte instabilité politico-sociale (Mali, République Centrafricaine, Soudan etc.). La politique étrangère russe se traduit ainsi par des relations bilatérales de plus en plus complexes et s’accompagne de luttes d’influence et de narratif qu’explorent les recherches de la Dr. Tatiana Smirnova.

Quelles sont les sources de la politique étrangère russe actuelle en Afrique ?

Quelles sont les stratégies d’influence de Moscou sur le continent ?

Comment s’inscrit la présence russe dans le paysage politique d’États en crise de légitimité ?

Cette présentation ne cherche pas répondre à ces questions de manière exhaustive, mais propose de donner quelques pistes de réflexion permettant d’avoir un aperçu général des mutations de la politique étrangère russe sur le continent.

Intervenante : Dr. Tatiana Smirnova, chercheuse postdoctorante au CentreFrancoPaix de la Chaire Raoul Dandurand en études stratégiques

Animation : Nicolas Klingelschmitt, doctorant, chercheur en résidence au Centre FrancoPaix

Inscriptions ici

Discussion autour du livre » Panique à l’Université » de Francis Dupuis-Déri

Séminaire du département de Science Politique.

Mercredi 23 novembre de 12h30 à 14h, Salle R-R110.

Panique à l’Université, rectitude politique, wokes et autres menaces imaginaires : discussion autour du livre de Francis Dupuis-Déri.

Retour sur plusieurs polémiques et l’adoption d’une loi sur la liberté universitaire, dans une perspective historique et comparative entre les États-Unis, la France et le Québec.

Discussion ouverte à toutes et tous. Inscriptions non requises. Salle R-R110.
Pavillon des Sciences de la Gestion UQAM
315 Sainte-Catherine Est, Montréal

La métropole contre la nation? La politique montréalaise d’intégration des personnes immigrantes | David Carpentier

Le livre est issu d’un mémoire préparé dans le cadre du programme de maîtrise en science politique à l’UQAM, sous la direction du professeur Alain-G. Gagnon. Il est paru ce jour aux Presses de l’Université du Québec.

Résumé

Observons-nous un écart entre Québec et sa métropole ? Autrement dit, assistons-nous à la mise en cause par la Ville de Montréal de l’appartenance à la nation telle qu’elle fut imaginée par l’État québécois ? Le présent ouvrage offre une réponse à cette question en proposant un examen approfondi de la politique montréalaise d’intégration des personnes immigrantes et de son arrimage à la politique publique québécoise dans ce domaine, de 2006 à aujourd’hui.

S’adressant autant au milieu universitaire qu’aux citoyens engagés, ce livre analyse les différentes fonctions assumées par les acteurs de la politique municipale d’intégration et les idées qu’ils défendent à son sujet. Il met en lumière les dynamiques qui ont mené la métropole à contourner le discours et les pratiques s’inspirant de l’interculturalisme tel qu’il est promu par l’État québécois pour embrasser tacitement le multiculturalisme canadien.

L’auteur soutient ainsi l’argument que la concurrence entre les modèles nationaux d’intégration associés aux sociétés d’accueil canadienne et québécoise est centrale pour comprendre la politique publique montréalaise. Par ailleurs, il explore le lien entre la trajectoire singulière empruntée par la métropole et le refus des gouvernements québécois successifs de formaliser leur propre modèle d’intégration des personnes immigrantes et d’aménagement de la diversité ethnoculturelle.

Vers un référendum sur l’unification de l’Irlande? Pas si vite!

Article paru dans Le devoir | Jean-Guy Prévost

Depuis un siècle, l’Irlande du Nord est déchirée par un conflit entre une majorité protestante unioniste et une minorité catholique nationaliste. Or, les résultats du recensement de 2021 en Irlande du Nord viennent tout juste d’être publiés et, pour la première fois depuis la création de ce « pays » au sein du Royaume-Uni en 1921, on observe que les catholiques constituent une majorité par rapport aux protestants. Ainsi, 45,7 % des personnes ayant répondu à ces questions se sont présentées comme catholiques ou ayant grandi dans le catholicisme, contre 43,5 % de personnes se revendiquant de l’une des très nombreuses dénominations protestantes (on en compte une bonne vingtaine) ou déclarant avoir grandi dans le protestantisme.

C’est la première fois que, pour cette variable composite, on obtient une majorité catholique : en 2001, on avait ainsi 53,1 % de protestants pour 43,8 % de catholiques ; en 2011, 48,4 % de protestants contre 45,1 % de catholiques. Cette majorité (relative) des catholiques en Irlande du Nord, ainsi que la victoire du parti Sinn Féin arrivé en tête aux élections de mai 2022 nous autorisent-elles à croire qu’un référendum sur la réunification de l’île (appelé : border poll) et une victoire de ses partisans sont à portée de main ?

À notre avis, il vaut la peine de scruter ces données d’un peu plus près. Si l’on décompose cette variable composite pour y distinguer les personnes s’étant réclamées ouvertement d’une religion (on pourrait dire : le noyau dur), on obtient cette fois une différence saisissante : 42,3 % de catholiques contre un peu moins de 37,3 % de protestants, toutes dénominations confondues. Comment expliquer l’accroissement de l’écart ? Lors du recensement de 2021, pas moins de 19 % n’ont pas répondu à la question ou n’ont déclaré aucune religion.

Auprès de ces personnes, une relance a eu lieu pour savoir dans quelle religion elles avaient été élevées : cela a fait croître le groupe des catholiques de 3,4 % et celui des protestants de pas moins de 6,2 %. C’est ainsi qu’on arrive aux 45,7 % de catholiques et aux 42,3 % de protestants. Une fois ces personnes assimilées à l’une des deux grandes dénominations, il reste 1,34 % de personnes déclarant une autre religion (ce qui correspond à peu près aux personnes s’étant déclarées musulmanes, hindouistes, bouddhistes ou d’autres dénominations non chrétiennes) et 9,3 % de personnes sans religion.

Des données qui appellent à la prudence

Si l’on remonte au recensement de 1991, on observe que, tous les 10 ans, la proportion (c’est vrai aussi du nombre) des personnes se déclarant catholiques augmente régulièrement (de 38,4 % à 42,3 %), celle des protestants diminue spectaculairement (de 42,8 % à 37 %), alors que celle des personnes se déclarant sans religion croît pour sa part de 11,0 % à 19,0 %. On voit qu’en plus de facteurs démographiques bien réels comme la fertilité ou l’émigration, les variations dans les réponses sur la religion s’expliquent en grande partie par la croissance du groupe des personnes sans religion et le fait qu’une majorité de celles-ci ont été élevées dans le protestantisme.

La suite de l’article ici

Crédit photo : Paul Faith Agence France-Presse

Italie : la victoire de Giorgia Meloni s’explique par la stabilité du vote conservateur | The Conversation | Jean-Guy Prévost

Comment expliquer la victoire de Giorgia Meloni ?

L’arrivée à la Présidence du Conseil de la chef d’un parti, Fratelli d’Italia (FdI) dont les origines remontent au fascisme représente-t-elle une rupture profonde dans l’histoire de l’Italie républicaine ?

La coalition de centre droit à laquelle appartiennent Giorgia Meloni et son parti dominera en effet clairement la Chambre des députés et le Sénat, avec presque 60 % des sièges (mais pas les deux tiers qui lui auraient permis de modifier la constitution sans recourir au référendum). Son parti a engrangé nettement plus d’appuis (26 %) que ses partenaires principaux réunis, la Ligue de Matteo Salvini (8,8 %) et Forza Italia de Silvio Berlusconi (8,1 %).

S’il y a bien une filiation historique entre FdI, créé en 2012, et le Mouvement social italien (MSI), né en 1946 sur les ruines du fascisme, les dirigeants successifs de cette mouvance ont préféré se décrire comme relevant de la droite nationale ou encore du nationalisme conservateur. Si Giorgia Meloni ne s’est pas gênée pour envoyer des signaux aux membres des groupes d’extrême droite les plus radicaux, le programme de FdI et celui de la coalition de centre droit reprennent essentiellement des thèmes conservateurs et nationalistes présents depuis plusieurs élections.

Je travaille depuis plus de vingt ans sur l’histoire politique italienne, le fascisme et les idéologies autoritaires. J’ai notamment publié L’extrême droite en Europe. France, Autriche, Italie et A Total Science, Statistics in Liberal and Fascist Italy). J’hésite cependant à tirer des conclusions trop rapides sur un possible retour au fascisme. Je souhaiterais plutôt attirer l’attention sur ce qui change et ce qui ne change pas dans la politique italienne avec l’élection du 25 septembre, et me limiter pour le moment à quatre constats que m’inspirent les dernières élections.

1. La participation électorale continue de baisser

L’élection de dimanche a établi un record de faible participation. Bien que lentement déclinant depuis les années 1980, le taux de participation s’est maintenu au-dessus de 80 % jusqu’en 2008. Après la chute est raide : 75 % en 2013, 73 % en 2018, et finalement 64 % en 2022.

C’est un phénomène difficile à expliquer. On peut dire que chaque vote compte, puisque 67 % des sièges sont attribués à la proportionnelle. On peut dire aussi qu’avec plus de 30 partis, le choix ne manque pas. L’âge minimum pour voter pour les sénateurs, jusqu’alors de 25 ans, a été abaissé à 18 ans. Quoi qu’il en soit, de 2008 à 2022, on compte quelque 6 millions de votes valides en moins (dont un million à cause de la contraction du corps électoral, l’Italie étant un pays vieillissant).

Rien de cela ne suggère donc un sentiment d’urgence chez les Italiens, une mobilisation enthousiaste pour, ou contre un retour au fascisme.

2. Une majorité conservatrice stable

Huit élections ont été tenues en Italie depuis 1994. De ce nombre, cinq se sont soldées par une nette domination du centre droit, avec une avance de 12 % en moyenne sur le centre gauche. Ces derniers ont devancé le centre droit trois fois, mais avec des avances de 1 % en moyenne.

Évidemment, de nombreux facteurs entrent ici en jeu, qui ne sont pas sans effets : ainsi, on a connu durant cette période trois systèmes électoraux, les coalitions se sont faites et défaites, et on a assisté, en marge des deux grandes coalitions, à la montée du Mouvement 5 étoiles, un parti politique contestataire ne se voulant ni de gauche ni de droite et faisant l’apologie de la démocratie directe.

Mais ce qui ne fait pas de doute, c’est l’existence d’un bloc électoral conservateur consistant et stable. D’ailleurs, d’une élection à l’autre, les programmes successifs de la coalition se ressemblent passablement.

Suite de l’article ici

Les révoltes iraniennes

Le 16 septembre, la mort tragique de Mahsa Amini, après son arrestation par la police des moeurs iranienne pour « port de vêtements inappropriés », a enflammé l’Iran. Comment expliquer l’ampleur de ces révoltes ? Les droits des femmes en Iran se sont-ils dégradés depuis l’élection du conservateur Ebrahim Raïssi ?

Facteurs déclencheurs, géopolitique de ces révoltes, sorties de crise : Hanieh Ziaei, Marie Lamensch et Sami Aoun analyseront le virage historique que l’Iran pourrait prendre…ou pas.

Cette table ronde aura lieu vendredi 7 octobre, à 12h30, en ligne.

Inscription ici : https://www.eventbrite.ca/e/billets-les-revoltes-iraniennes-431431030827

Colloque L’Invisibilisation des violences politiques

Jeudi 3 novembre 2022

UQAM

Salle des boiseries (Pavillon Judith Jasmin – J-2805)

Quelles sont les mécanismes qui permettent d’occulter le politique dans les phénomènes violents ? Ce colloque traite des enjeux d’invisibilisation, repérage et reconnaissance de violences politiques dans leurs expressions les moins évidentes à nommer.

PROGRAMME

9h30-9h45 : Accueil et ouverture du colloque

9h45-11h15 : Dimensions internationales de violences politiques discrètes

  1. Repérage et continuité des facteurs de violence politique institutionnelle au Libéria après la guerre civile (sur sa proposition le titre est autre: La déliquescence de l’État libérien à travers l’analyse des facteurs d’occurrence de la guerre civile de 1989 à 2003) – Alhassane Keita
  2. Syrie : l’explication confessionnelle comme arme de légitimation des violences politiques. – Clara Denis-Woelffel
  3. Le traitement des demandes d’asile des Mexicain.es au Canada (2017 – 2022) : la violence politique de l’imaginaire institué – Emma Le Lain
  4. Prendre en compte l’histoire pour relire les politiques vis-à-vis des migrant.es forcé.es – Leila Celis

Discutante : Professeure Anne-Marie D’Aoust, Science politique – UQAM

11h30-13h : Colonialités silencieuses  

  1. L’innocence québécoise : J’aime Hydro et l’invisibilisation du colonialisme québécois – Justine Grandmont
  2. Politiser les violences anthroponymiques : le pouvoir de nommer en contexte scolaire – Marina Seuve
  3. Le déni de la violence vécue par les Autochtones dans le système de justice pénale : les cas du Canada et du Mexique à l’ère de la reconnaissance et la réconciliation –  Maria Fernanda Sigüenza Vidal

Discutant : Professeur Vincent Romani, Science politique – UQAM

13h-14h : pause

14h-15h30 : Violences dans le milieu du care  

  1. Les violences psychologiques subies par les préposés.es aux bénéficiaires dans un CHSLD – Larissa Meira Spinelli 
  2. La répression de la contestation dans les écoles secondaires – Francis Dupuis-Déri 
  3. Âgisme et torture tranquille – Vincent Romani

Discutante : Professeure Leila Celis, Sociologie – UQAM

15h30-17h Le repérage des violences genrées 

  1. Le rapport « Rebâtir la confiance » : un rendez-vous manqué – Mélanie Lemay
  2. Révéler l’opérationnalisation de la blanchité des femmes : l’attrait de la phénoménologie – Mieko Tarrius
  3. Tania Pierre Charles : Politique de santé reproductive en Haïti : confluence d’impérialisme culturel et violence faite aux femmes 

Discutante : Professeure Geneviève Pagé, Science politique – UQAM

Les sciences sociales au défi de l’invisibilisation des violences politiques et de leur dépolitisation 

Une définition de la violence politique souvent utilisée en sciences sociales renvoie à des « actes de désorganisation, destruction, blessures dont l’objet, le choix des cibles ou les victimes, les circonstances, l’exécution et/ou les effets acquièrent une signification politique, c’est-à-dire tendent à modifier le comportement d’autrui…[et]… le système social » (Harold Nieburg 1969, Crettiez, 2021). La plupart des approches classiques excluent explicitement ou tacitement les violences de guerre, de genre, coloniales, économiques du spectre des violences politiques.  

De Marx aux féministes, jusqu’aux militantes anticapitalistes, écologistes et anticoloniales, l’enjeu des luttes collectives, pratiques et intellectuelles, est cependant de rendre visibles, montrer et énoncer le caractère politique de violences subies et questionner leur légitimation en face de puissants mécanismes d’invisibilisation et de normalisation. Cette invisibilisation recouvre plusieurs formes : silence, déni, déplacement de sens notamment.  

Ce colloque traitera des enjeux d’invisibilisation, repérage et reconnaissance des violences politiques dans leurs expressions les moins évidentes à nommer. Quelles sont les technologies politiques qui permettent d’occulter le politique dans les phénomènes violents ? L’objectif est de rassembler des communications originales qui rendent compte des regards interdisciplinaires sur la violence politique et des avenues de recherche qui permettent de documenter et rendre raison de ce type de violence, ses effets, ses victimes et ses bénéficiaires. 

Jean-Rémi Carbonneau obtient le Prix d’auteurs pour l’édition savante

Jean-Remi Carbonneau, chercheur associé à la CREQC, se voit décerner le Prix d’auteurs pour l’édition savante (PAES) de la Fédération des sciences humaines. Le PAES est un programme qui sert à financer les recherches d’envergure sur des sujets importants en sciences humaines.

Avec ce prix, Jean-Rémi obtient une subvention de publication afférente à l’ouvrage intitulé Les langues minoritaires dans les systèmes fédéraux. Les trajectoires divergentes de la Lusace et des Pays catalans

Toutes nos félicitations à Jean-Rémi!

« La gauche est-elle en crise ? » – [Re]penser le monde sur Savoir Média

Avec la participation de Xavier Lafrance, professeur au Département de science politique, UQAM

Pour voir l’épisode : [Re]penser le monde, saison 3.

La gauche est-elle en crise ?
Description :
Crises climatique et migratoire, inégalités croissantes et racisme systémique, jamais le contexte n’aura été aussi favorable à la gauche politique. Mais pourquoi ces partis prennent-ils si rarement le pouvoir, au Canada comme ailleurs? Les classes populaires, que la gauche a traditionnellement représentées, lui tournent le dos. La gauche est-elle en déclin?


Avec les intervenant.e.s :
– Louise Harel, ex-ministre du Parti Québécois
– Xavier Lafrance, professeur, Département de science politique, UQAM
– Marc-André Bodet, professeur, Département de science politique, Université Laval

Les femmes moins nanties pendant la pandémie : Répercussions, besoins et perspectives.

Rapport de Sandy Torres et Héloïse Michaud pour l’Observatoire québécois des inégalités, sur l’impact de la pandémie sur les populations vulnérables, en particulier les femmes moins nanties est disponible via le lien ci-dessous:

Ce rapport complète les résultats du Projet résilience sous l’angle de l’analyse différenciée selon les sexes plus (ADS+). Il comprend aussi une revue de la littérature et une sélection de pistes d’action.

Lien vers le rapport complet

Département de science politique

Institution de premier plan, le Département de science politique accueille près de 800 étudiants inscrits aux trois cycles d’études et se compose de 36 professeurs dont l’expertise couvre tous les champs disciplinaires de la science politique.

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