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Colloque étudiant organisé par le Centre Paulo-Freire

Conformisme et Résistance

L'équipe du Centre Paulo-Freire est heureuse d'inviter les étudiant-e-s de maîtrise et de doctorat du
Département de science politique de l'UQAM à présenter une proposition de communication sur le
thème Conformisme et Résistance en vue de son colloque des cycles supérieurs qui se tiendra à la
fin du mois de mars 2015. Nous attendons votre proposition de 250 mots (titre de la présentation,
courte description de la problématique et de l'angle d'analyse du sujet traité) accompagnée d'une brève
notice biographique (nom et prénom, niveau d'études, sujet de recherche) à l'adresse courriel suivante:
colloquecpf@gmail.com.

Vous avez jusqu'au 30 janvier 2015 pour nous la faire parvenir. Bienvenue à ceux et celles qui en
sont à leur première expérience de communication à un colloque.

Au cours de l'année 2014, on aura vu s'exprimer plusieurs préoccupations citoyennes quant à la
légitimité des discours dominants et à la définition du projet politique auquel les citoyens-nes sont
appelés-es à se rallier. Les débats publics sur les questions de la reconnaissance de la diversité
culturelle au Québec ; les mouvements de contestation civile devant l'imposition de l'austérité
gouvernementale ; l'organisation communautaire et transnationale contre l'exploitation et le transport
des ressources naturelles et le soulèvement d'étudiants-es mexicains-es contre la violence étatique
témoignent d'une tension entre conformisme et résistance.

D'un côté, le conformisme au discours dominant peut révéler un besoin de similitude, de
reconnaissance ou d'appartenance au sein d'une communauté. Elle pose également la question de la
définition des principes qui fondent l'adhésion et la solidarité en son sein. De l'autre, la résistance
peut se référer à « l'opposition », à la « transgression », à la « contestation » et au « refus » de se
conformer au discours dominant, à la tradition ou aux structures de pouvoir en place. S'il existe un
antagonisme apparent entre conformisme et résistance, il apparaît intéressant de se questionner
sur le potentiel de création et d'habilitation qu'il peut receler.

Ce colloque souhaite donc faire la part belle aux questions de la consolidation des discours et de la
norme, de même qu'à la création d'espaces de contestation. Il interroge la construction de frontières
symboliques entre la normalité et l'altérité ; l'aménagement de modèles institutionnels dominants au
sein de communautés locales, nationales et transnationales ; les lieux où s'exerce la contrainte et d'où
naissent des forces de solidarité et de résistance. Il questionne l'idéalité que revêtent les espaces
contestataires et offre l'opportunité de penser la domination et la reproduction d'inégalités en leur sein.

Ce colloque souhaite aussi offrir un espace propice à la réflexion quant aux espaces existants ou
virtuels d'énonciation de la dissidence en science politique. Il aborde les questions de
la (dé)construction et de la (re)production du rapport savoir/pouvoir en science politique ; de la
prédominance de certains objets d'études et de certaines approches théoriques dans la discipline, de
même que de la continuité ou du renouveau des pratiques méthodologiques.

Les étudiant-e-s de tous les horizons de la science politique et des sciences humaines et sociales sont
donc invité-e-s à présenter une proposition de communication liée à cette thématique.

Pour obtenir des informations supplémentaires, n'hésitez pas à nous contacter :

colloquecpf@gmail.com